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Un ancien chef rebelle au pouvoir

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le parlement kosovar a élu mercredi Hasim Thaci au poste de premier ministre. Il a affirmé que le Kosovo serait indépendant d'ici quelques semaines. Il a voulu rassurer la minorité serbe en disant vouloir créer un climat de tolérance.

Le parlement du Kosovo a élu mercredi l'ancien chef séparatiste Hashim Thaci au poste de premier ministre.

Il dirigera le gouvernement qui pourrait bien proclamer, dès cette année, l'indépendance de la province séparatiste du sud de la Serbie.

Son Parti démocratique du Kosovo (PDK) devrait gouverner avec son principal rival, la Ligue démocratique du Kosovo (LDK) du président Fatmir Sejdiu, lui aussi réélu mercredi.

L'élection de M. Thaci et la réélection de M. Sejdiu sont le fruit d'un accord de coalition signé par leurs partis respectifs. Les sièges des deux partis combinés, la coalition dispose de 62 députés sur 120 au Parlement.

« Notre but est de rendre le Kosovo indépendant dans la première partie de l'année », a promis le premier ministre devant les députés.

Nous allons bientôt réaliser notre rêve et concrétiser nos droits. [...] Le Kosovo sera indépendant.

Une citation de :Hashim Thaci

Les deux partis de la coalition, soutenus par les États-Unis et plusieurs pays européens, pourraient proclamer prochainement l'indépendance de la province, ce à quoi la Serbie, soutenue par la Russie, est farouchement opposée.

Les négociations sous médiation internationale menées l'an dernier entre le gouvernement serbe et les responsables albanophones n'avaient pas permis de trouver un accord entre les deux parties.

Main tendue

Après son élection, M. Thaci s'est adressé, en serbe, aux Serbes restés au Kosovo. La minorité serbe kosovare est évaluée à 120 000 membres.

« Nous ferons tout pour créer un climat de tolérance dans nos relations avec les minorités, en particulier avec la communauté serbe », a-t-il dit, appelant les Serbes ayant fui la province à revenir.

« Ils [les Serbes] sont les bienvenus, ils font partie du Kosovo », a-t-il dit, ajoutant qu'il serait « le premier ministre de tous les citoyens ».

Environ 200 000 Serbes ont fui le Kosovo après le retrait des forces serbes et l'arrivée de la mission de l'ONU, qui administre la province depuis juin 1999.

L'Union européenne doit déployer cette année des policiers et des administrateurs civils au Kosovo pour y prendre la relève des Nations unies.

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