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Une forêt boréale moins efficace

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle étude révèle que des automnes plus longs provoqués par les changements climatiques réduisent la capacité de la forêt boréale canadienne à absorber le gaz carbonique.

Les changements climatiques pourraient réduire le rôle joué par les forêts nordiques dans la lutte contre le réchauffement planétaire. C'est du moins ce que constate une nouvelle étude scientifique, et ce, même si les automnes sont plus longs.

Ainsi, les scénarios qui avancent que des printemps et des étés plus chauds mèneront à une réduction du gaz carbonique grâce à une activité accrue sont probablement trop optimistes.

Il s'agit de la deuxième étude au cours des derniers mois à soutenir que les changements climatiques réduisent la capacité de la forêt boréale canadienne à absorber le gaz carbonique. Menée par des chercheurs de plusieurs institutions, dont l'Université Laval, elle est publiée dans les pages du magazine scientifique Nature.

Moins absorbante

Les chercheurs voulaient mettre à l'épreuve la théorie selon laquelle le prolongement de la période de croissance dans les forêts nordiques de la planète leur permettrait d'absorber davantage de dioxyde de carbone.

Toutefois, en utilisant des modèles informatiques et des données colligées depuis 20 ans, ils ont découvert que les automnes se réchauffent en moyenne plus rapidement que les printemps.

En effet, les bactéries réchauffées qui se trouvent dans le sol, et qui se nourrissent des feuilles mortes, produisent plus de gaz carbonique que les arbres ne peuvent en absorber par photosynthèse.

Dans le nord du Manitoba

Des travaux menés l'automne dernier dans le nord du Manitoba permettent de constater qu'un climat plus sec et plus chaud augmente le nombre d'incendies de forêt. Ces feux émettent d'énormes quantités de gaz carbonique.

De plus, les scientifiques ont également découvert qu'une section de forêt d'un million de kilomètres carrés située près de la ville de Thompson épongeait jadis de cinq à dix grammes de dioxyde de carbone par mètre carré de forêt par année. De nos jours, la moyenne n'est plus que de deux grammes.

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