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Le baril atteint les 100 $US

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le prix du baril a brièvement atteint les 100 $US avant de clôturer sur un autre record à 99,62 $US. Une situation que tous les analystes ne jugent pas forcément mauvaise pour le marché.

Pour les marchés financiers, le 2 janvier 2008 restera une date historique: pour la première fois, le prix du baril de pétrole a atteint à New York le seuil symbolique des 100 dollars américains.

Il s'est brièvement maintenu à ce prix avant de redescendre sous la barre des 100 $US et terminer avec un autre record de clôture à 99,62 $US, en hausse de 3,64 $.

« Nous avons enfin touché cette barre des 100 $ et nous allons y rester tant qu'il y aura un déséquilibre entre l'offre et la demande » de brut, a déclaré Bart Melek, analyste de BMO Capital Markets.

Rééquilibrer l'offre et la demande

Pour Didier Houssin, chargé du marché pétrolier et des mesures d'urgence à l'Agence internationale de l'énergie (AIE), il n'y a pas de raison de paniquer. « Cent dollars, c'est symbolique, ce n'est pas forcément le signe d'une nouvelle tendance », a-t-il déclaré.

L'agence parisienne estime que le marché connaîtra en 2008 un meilleur équilibre entre l'offre et la demande. « Il ne faut pas tirer de conséquences prématurées sur ce seuil qui reste symbolique. Toutefois si cet aspect symbolique peut entraîner une réaction des pays consommateurs en terme d'économie d'énergie, ce serait plutôt une bonne chose », estime M. Houssin.

A Londres, le cours du Brent de la mer du Nord a lui aussi fait tomber un record en atteignant les 98 $US le baril et en clôturant à 97,84 $US, en hausse de 3,99 $.

Tensions géopolitiques

La flambée des prix s'explique, entre autres, par les préoccupations autour de la situation au Nigeria, où des groupes d'hommes armés ont envahi mardi Port Harcourt, centre névralgique de l'industrie pétrolière du pays.

Deux postes de police et un hôtel important ont été attaqués. Quatre policiers, trois civils et six des agresseurs ont été tués. Les attaques ont été revendiquées par le groupe Niger Delta Vigilante Movement.

Ces violences n'ont pas touché directement la production pétrolière, mais elles ont ravivé les craintes dans un marché très nerveux.

Par ailleurs, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui assure 40 % de l'offre mondiale de pétrole, estime que ses pays membres pourraient ne pas être en mesure de faire face à la demande d'ici 2024.

L'organisation précise toutefois que cette date butoir pourrait être décalée de plusieurs décennies si ses membres augmentaient leur production plus rapidement.

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