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Toujours dépendantes d'Hydro-Québec

Dix ans après la crise du verglas, les usines de filtration d'eau potable de Montréal sont toujours dépendantes du bon fonctionnement du réseau d'Hydro-Québec.

Les usines de filtration d'eau potable de Montréal sont toujours dépendantes du réseau d'Hydro-Québec. La Ville n'a pas complètement corrigé la situation malgré le fait que la métropole ait frôlé la catastrophe en janvier 1998, avec la perspective d'une pénurie d'eau potable.

Hydro-Québec n'était alors plus en mesure d'alimenter les deux principales usines de filtration d'eau de Montréal en raison des dommages causés par le verglas à son réseau.

On se rappellera que, le 9 janvier 1998, les Montréalais ont bien failli manquer d'eau potable en raison d'une panne de courant majeure aux usines Atwater et Desbaillets. Faute de courant, les deux usines ont été arrêtées et les réserves d'eau potable de la ville ont commencé à diminuer. Si bien qu'à un certain moment, l'ancien maire de Montréal, Pierre Bourque, a craint une pénurie.

Les Montréalais n'ont finalement pas manqué d'eau potable. Mais depuis, des améliorations ont été apportées. La compagnie Rolls Royce, avec l'aide de Québec, a construit une petite centrale électrique pour alimenter les usines Atwater et Desbaillets en cas de défaillance du réseau d'Hydro-Québec.

Mais il y a un hic, parce que cette centrale doit utiliser les installations d'Hydro-Québec pour alimenter les deux usines en électricité. Si le réseau de la société d'État s'effondrait, comme en 1998, le même scénario pourrait se reproduire.

La directrice de la production de l'eau potable à Montréal affirme cependant que des travaux seront prochainement effectués pour remédier à cette situation. Ces travaux d'enfouissement des fils coûteront 12 millions de dollars à la Ville de Montréal. Ils doivent commencer cette année et se terminer en 2010.