•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plaidoyer pour un long engagement

Radio-Canada

L'ambassadeur de l'Afghanistan au Canada veut une présence à long terme des Forces canadiennes dans son pays, au moment où le ministre de la Défense, Peter MacKay, doit rencontrer jeudi le président Hamid Karzaï, à Kaboul.

L'ambassadeur de l'Afghanistan au Canada, Omar Samad, avertit que la sécurité internationale passe par la stabilité de son pays et qu'à cet égard, les Canadiens doivent s'attendre à ce que la mission de leurs militaires dans son pays soit longue.

Dans une interview au quotidien The Globe and Mail, il a indiqué que les récentes visites à Kaboul du président français Nicolas Sarkozy et des premiers ministres italien, Romano Prodi, et australien, Kevin Rudd, constituent « un signal politique que l'Afghanistan est une question mondiale très importante ».

Le diplomate afghan a ajouté que cette situation requérait « un engagement à long terme » et non une solution rapide.

Ces commentaires surviennent au moment où le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, devait rencontrer jeudi à Kaboul le président afghan, Hamid Karzaï. Il était auparavant en visite à Kandahar, où il a passé la fête de Noël avec des militaires canadiens.

Le premier ministre Stephen Harper a fait savoir récemment que la Chambre des communes sera appelée à voter au printemps sur la possibilité de prolonger de février 2009 à 2011 la mission canadienne en Afghanistan.

M. Samad a refusé de dire si les dernières visites officielles signifiaient l'intention de la France, de l'Italie et de l'Australie d'augmenter leur contingent de militaires ou d'en déléguer davantage dans les provinces dangereuses du sud afghan, là où oeuvrent les militaires canadiens.

Plus tôt cette année, le ministre MacKay a déclaré que le Canada ferait pression sur les autres pays membres de l'OTAN pour qu'ils augmentent leur présence militaire dans le sud de l'Afghanistan et que des engagements à cet effet soient écrits à temps pour le Sommet de l'OTAN, qui aura lieu en avril prochain, en Roumanie.

Les Canadiens comprennent-ils?

Lors d'une entrevue de fin d'année à Presse Canadienne, le premier ministre Stephen Harper a douté que les Canadiens comprennent bien l'importance d'une implication en Afghanistan.

Interrogé pour savoir si à son avis les Canadiens comprenaient vraiment l'enjeu de la présence en Afghanistan, M. Harper a répondu qu'il ne le savait pas. « Je ne sais pas si les Canadiens comprennent, ou ne comprennent pas. Je pense que les Canadiens sont très troublés par les morts », a-t-il dit.

M. Harper a ajouté que « le gouvernement comprend que nous avons pris un engagement international important pour des raisons importantes de sécurité internationale, ce qui aura à long terme un impact direct sur ce pays [l'Afghanistan] »

L'année 2007 a été particulièrement meurtrière pour les soldats canadiens en Afghanistan. Au total, 73 d'entre eux y ont perdu la vie depuis le début de la mission.

Cette recrudescence de la violence a donné des munitions à l'opposition qui a constamment attaqué aux Communes le gouvernement conservateur pour sa gestion de la mission en Afghanistan.

Soumis à la pression de l'opinion publique et des partis politiques, le premier ministre avait semblé reculer en juin, en laissant entendre que la mission pourrait ne pas être prolongée au-delà de l'échéancier actuel, qui est 2009. Toutefois, M. Harper a affirmé dans le discours du Trône que le Canada n'avait pas écarté la possibilité d'un prolongement de la présence canadienne en Afghanistan jusqu'en 2011.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.