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Deux diplomates de haut rang expulsés

Radio-Canada

Les deux employés de l'ONU et de l'UE, un Britannique et un Irlandais, sont partis du pays après avoir été accusés de menace à la sécurité nationale. Les négociations se poursuivent avec Kaboul pour dissiper le malentendu.

Accusés de menace à la sécurité nationale pour avoir entrepris des contacts avec des talibans, deux diplomates britannique et irlandais de l'ONU et de l'Union européenne (UE) ont été expulsés de l'Afghanistan.

Ils ont quitté le pays jeudi, mais les discussions se poursuivent avec Kaboul pour tenter de dissiper ce que les Occidentaux qualifient de « malentendu ».

L'Irlandais Michael Semple, numéro deux de la mission de l'UE, et le Britannique Mervyn Patterson, haut responsable de l'ONU en Afghanistan, étaient sommés de quitter le territoire afghan pour avoir « outrepassé leur mandat et nui à la sécurité nationale de l'Afghanistan ». Leurs collègues afghans ont été arrêtés et seront jugés.

Les deux diplomates s'étaient rendus dans la province sud du Helmand vers la mi-décembre, où ils auraient rencontré des talibans sans l'accord des autorités afghanes. Selon le gouverneur de la province, Assadullah Wafa, Michael Semple « invitait les talibans et leur parlait ».

Un porte-parole de l'ONU, Aleem Siddique, a indiqué pour sa part que les deux diplomates « parlaient aux gens sur place pour comprendre leurs besoins et connaître leurs opinions sur le gouvernement afghan ». Il s'est dit surpris que ces efforts semblent avoir été « mal interprétés » et a ajouté que l'ONU « ne parle pas aux talibans » et ne donne pas d'argent aux terroristes.

Dans un appel téléphonique à l'AFP, un porte-parole des insurgés, Zabihullah Mujahed, a démenti que ces diplomates aient eu des contacts avec des talibans.

En dépit de cette expulsion, les négociations se poursuivent et l'affaire pourrait être traitée au plus haut niveau, entre le haut représentant pour la diplomatie de l'UE, Javier Solana, et la présidence afghane.

La diplomatie occidentale, qui parle d'un malentendu, veut mettre au clair cette affaire avec le gouvernement afghan pour éviter que d'autres incidents du genre se reproduisent.

Le président afghan, Hamid Karzai, s'est déclaré à plusieurs reprises ouvert à une réconciliation avec les talibans.

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