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L'opposition reste perplexe

Libéraux, néo-démocrates et bloquistes s'accordent pour dire que le témoignage de l'ex-premier ministre Brian Mulroney devant le comité de l'éthique n'a pas permis d'aller au fond des choses, d'où la nécessité d'une enquête publique.

Le témoignage de Brian Mulroney devant le comité de l'éthique des Communes pour expliquer ses relations d'affaires avec Karlheinz Schreiber est loin d'avoir satisfait l'opposition à Ottawa.

Tous les partis d'opposition s'entendent pour dire que le témoignage de M. Mulroney n'a pas permis d'établir les faits dans cette histoire. Selon eux, seule une enquête publique pourra permettre d'établir qui, de MM. Mulroney ou Schreiber, dit la vérité.

« Il y a beaucoup de choses qui ne collent pas. Il faut une enquête publique pour résoudre les questions encore dans l'air », soutient le leader adjoint de l'opposition officielle, Michael Ignatieff.

« Son explication ne fait pas de bon sens. Ce n'est pas compréhensible. Il a détruit des rapports », dit le député néo-démocrate Joe Comartin.

Les doutes des partis d'opposition concernent principalement la déclaration au fisc, en 1999, des sommes (225 000 $ ou 300 000 $ selon les versions de Mulroney ou Schreiber) reçues en argent liquide en 1993 et 1994 et gardées dans un coffre-fort ou un coffret de sûreté.

En raison du grand laps de temps entre les événements, M. Comartin qui se demande si M. Mulroney aurait déclaré cet argent s'il « ne s'était pas fait prendre ».

Le député libéral Robert Thibault est plus direct et affirme que « l'intention était de ne jamais déclarer cet argent ». Selon lui, il aura fallu que Karlheinz Schreiber se fasse arrêter, en 1999, pour que M. Mulroney déclare les revenus et paie des impôts.

Selon le député bloquiste Serge Ménard, le témoignage de M. Mulroney n'a pas non plus permis de déterminer à quoi les sommes versées ont servi.

« Est-ce que cet argent a été reçu en reconnaissance de services rendus ou il a été avancé en reconnaissance de services à rendre? » se demande-t-il. Le député Ménard se dit cependant presque convaincu « qu'un jury dirait que c'est pour services rendus. »

Les partis d'opposition entendent faire témoigner une quarantaine de témoins dans cette affaire à la reprise des travaux du comité, en janvier. D'ici là, l'enquêteur nommé par le gouvernement, David Johnston, devrait avoir remis son rapport sur le mandat de l'enquête publique qui devra être mise sur pied.

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