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Quel rôle pour le Canada?

Radio-Canada

Pendant deux jours, des experts, réunis à Ottawa pour participer à la Conférence internationale sur la reconstruction en Afghanistan, se questionnent sur la mission de l'OTAN, et du Canada, dans ce pays.

Le Canada doit faire preuve de plus de transparence et doit exposer clairement au public canadien la complexité et les difficultés de sa mission militaire à Kandahar, en Afghanistan. C'est du moins l'une des premières recommandations qui se dégagent de la Conférence internationale organisée par l'Université d'Ottawa sur la reconstruction en Afghanistan.

Les experts ne s'entendent pas sur la mission canadienne. Certains disent qu'il faut rester à Kandahar jusqu'en 2010, un an de plus que prévu, pour éviter de nuire à l'OTAN dans sa mission de sécurité en Afghanistan. Ces mêmes personnes verraient aussi d'un bon oeil que le Canada joue ensuite un autre rôle dans une autre région moins dangereuse du pays, où le Canada pourrait exercer peut-être mieux son leadership au sein de l'OTAN. Mais tous les experts s'entendent sur la complexité de cette mission.

C'est pourquoi, pendant deux jours, ils ont examiné les erreurs commises, les ratés et les embûches de la mission de reconstruction en Afghanistan.

La corruption demeure un gros problème, comme l'a constaté Omar Zakilwal, le président de l'Agence de soutien à l'investissement à Kaboul:« J'ai vu de mes propres yeux beaucoup de projets pour lesquels 10 millions de dollars avaient été mis de côté pour chacun de ces projets. Mais, en réalité, quand on regardait les projets et les résultats, ceux-ci n'avaient jamais reçu plus de un million de dollars. Alors la différence, point d'interrogation. » M. Zakilwal a précisé que la corruption ne se trouvait pas seulement chez les Afghans.

Selon Robert Fowler, un ancien sous-ministre du Canada à la Défense, « si nous arrivions à la conclusion que cette guerre ne peut être gagnée, il faudrait en conscience se retirer de l'Afghanistan ».

Plusieurs experts remettent aussi en cause le rôle de l'OTAN, mal adapté à leur avis, pour cette mission.

Mais les Afghans présents à la conférence souhaitent ardemment le maintien des troupes canadiennes, « autrement ce serait le chaos » affirme Aziz Akkimi, qui représente un groupe de défense des droits de la personne à Kaboul.

Mais dans tous les cas, il faut plus de transparence sur tous ces enjeux, affirment plusieurs participants, dont l'essayiste Ahmed Rachid, « nous ne sommes pas des idiots, dit-il, quand les soldats canadiens meurent, on ne peut prétendre qu'ils ne font que de la reconstruction ».

La Conférence

Les 10 et 11 décembre, certains des plus importants experts de la question afghane et analystes de la consolidation de la paix se sont rencontrés à Ottawa pour évaluer le progrès de la mission internationale en Afghanistan et les conditions nécessaires pour que la mission internationale en Afghanistan soit un succès. La conférence devait aussi contribuer à une meilleure compréhension de la part du public de la mission internationale en Afghanistan en ouvrant les séances de discussion à des observateurs du public.

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