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Échec pour Kasparov

Radio-Canada

L'opposant et ancien champion d'échec, Gary Kasparov, abandonne l'idée de se présenter aux présidentielles de mars 2008 en raison de l'ostracisme dont il se dit victime de la part du régime.

Lassé de se battre pour tout, ne serait-ce que pour la banale réservation d'une salle afin de réunir ses partisans, Gary Kasparov abandonne la partie.

« Ma campagne électorale finit demain », a déclaré le célèbre opposant et ancien champion du monde d'échecs, mercredi, lors d'un congrès d'organisations non gouvernementales à Moscou.

Les responsables de la campagne de Gary Kasparov, malgré tous leurs efforts, n'ont pu trouver à Moscou le moindre local pour réunir leurs partisans.

Gary Kasparov faisait campagne à la tête d'un petit parti, L'Autre Russie, afin, dit-il, qu'il y ait une vraie élection, avec une vraie opposition.

Un grand nombre d'observateurs internationaux craignent, à l'instar de Gary Kasparov, que le parti du président sortant, Vladimir Poutine, ne profite des présidentielles pour prolonger de facto son emprise sur le pouvoir.

Déjà, le caractère démocratique des élections législatives du 2 décembre a été remis en question par plusieurs, dont Gary Kasparov pour qui ces élections « ont été les plus malhonnêtes et les plus sales dans toute l'histoire moderne de la Russie ».

Le parti Russie unie de Vladimir Poutine a récolté plus de 64 % des voix aux législatives. Dans certains secteurs du pays, comme la Tchétchénie, les résultats (participation de 99,5 % et la victoire du parti au pouvoir avec 99 % des voix) en sont même caricaturaux. Ces résultats sont d'autant plus surprenants que Vladimir Poutine est celui qui a déclenché, en 1999, la seconde guerre de Tchétchénie et fait raser la capitale de la province, Grozny.