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Ottawa ranime à Bali un programme

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après avoir annulé en juillet le financement d'un réseau de recherche sur les changements climatiques, le gouvernement Harper annonce maintenant la mise sur pied d'un programme pratiquement identique.

Le ministre canadien de l'Environnement, John Baird, a encore une fois profité, lundi, de son passage controversé à la conférence de Bali, pour y mousser les politiques locales du gouvernement conservateur.

En effet, le ministre Baird a semblé faire renaître de ses cendres un programme de recherche sur le climat que son gouvernement avait pourtant interrompu, en juillet dernier.

Et lorsqu'un journaliste présent à la conférence de presse du ministre Baird a demandé à celui-ci en quoi l'annonce de lundi différait du programme annulé par Ottawa voilà seulement quelques mois, le ministre de l'Environnement a semblé pris au dépourvu, ne pouvant préciser les différences entre les deux programmes.

Ainsi, Ottawa compte investir une somme de près de 86 millions de dollars sur une période de quatre ans sur l'adaptation aux changements climatiques. Le programme prévoit de financer à hauteur de 29 millions de dollars la recherche sur l'adaptation et 56 millions de dollars en divers projets.

Depuis son arrivée à Bali, le ministre Baird essuie un concert de critiques en raison de la position canadienne sur le réchauffement climatique. Le plus haut responsable du dossier climatique aux Nations unies, Yvo de Boer, a même admis ne pas comprendre comment le Canada pouvait prétendre convaincre la Chine et l'Inde d'adhérer à des objectifs de réduction de gaz à effet de serre quand lui-même ne respecte pas ses engagements similaires.

Le Canada, qui aligne sa position sur celle, controversée, des États-Unis, est accusé par des délégués chinois et européens de mettre en péril la signature d'un futur traité sur la lutte aux changements climatiques.

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