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25 ans derrière les barreaux

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le tribunal condamne le meurtrier à purger le maximum de temps prévu par la loi avant de pouvoir demander une libération conditionnelle.

Le tribunal a tranché. Robert Pickton, reconnu coupable des meurtres non prémédités de six femmes d'un quartier pauvre de Vancouver et condamné à la prison à vie, devra purger au moins 25 ans de prison.

En prononçant la sentence, le juge James Williams a souligné l'absence de remords de Pickton, qualifiant ses actes d'ignobles et d'insensés.

Cette décision va dans le sens de ce qu'avait demandé la Couronne. La défense réclamait pour sa part de 15 à 20 ans de prison ferme.

En vertu de la loi canadienne, un meurtre - prémédité ou non - est automatiquement puni de la prison à vie. Toutefois, dans le cas où la préméditation n'est pas établie, le coupable peut être admissible à une libération conditionnelle après 10 ans d'incarcération.

C'est dimanche, après 10 jours de délibération, que les 12 jurés en sont arrivés à leur verdict, que les familles des victimes ont accueilli avec déception. Elles s'attendaient à ce que le fermier de 58 ans soit reconnu coupable de meurtres prémédités, ce qui aurait automatiquement entraîné une peine d'emprisonnement ferme de 25 ans.

C'est toutefois avec des cris de joie que les familles ont accueilli la sentence.

Les victimes de Robert Pickton, qui ont été tuées entre 1997 et 2001, sont:

  • Sereena Abotsway
  • Mona Wilson
  • Andrea Joesbury
  • Marnie Frey
  • Georgina Papin
  • Brenda Wolfe
Le procès de Robert Pickton, emprisonné depuis février 2002, a été l'un des plus longs dans l'histoire criminelle canadienne; il a duré 10 mois. Plus de 120 témoins ont été entendus depuis janvier.

L'éleveur de porcs de Port Coquitlam devrait subir un autre procès pour les meurtres présumés de 20 autres jeunes femmes du quartier Downtown Eastside de Vancouver. Il pourrait être de retour en cour dès le 24 janvier pour fixer la date d'un second procès.

Un porte-parole du ministère provincial de la Justice a cependant affirmé dimanche que l'utilité d'un second procès n'était pas certaine, à la lumière du premier procès et de la sentence qui sera prononcée.

Si la Couronne décidait de tenir un second procès, celui-ci pourrait se faire attendre des années, entre autres, en raison d'un possible appel du premier. L'appel pourrait avoir lieu dans les 30 prochains jours.

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