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Pas besoin de loi

Dans son mémoire qu'il va déposer la semaine prochaine à la commission Bouchard-Taylor, le Congrès juif du Canada soutient qu'il serait inutile d'adopter une politique pour encadrer les demandes d'accommodement.

Le Congrès juif du Canada prône le statu quo en matière d'accommodements raisonnables. C'est ce qui ressort du mémoire que va déposer le Congrès, la semaine prochaine, devant la commission Bouchard-Taylor et dont Radio-Canada a obtenu copie.

Selon le Congrès juif, il serait inutile d'adopter une loi pour encadrer les demandes d'accommodements raisonnables. Par exemple, le président de la section québécoise du Congrès juif du Canada, Victor Goldbloom, soutient que la tenue vestimentaire et le port de symboles religieux sont des choix personnels qui doivent être respectés. Mais collectivement, dit M. Goldbloom, le Québec doit tendre vers la laïcité et les lieux publics doivent rester neutres et dépourvus de tout symbole religieux.

M. Goldbloom fait toutefois quelques exceptions pour les symboles religieux qui ont une signification historique, comme la croix du Mont-Royal et le crucifix à l'Assemblée nationale. Selon lui, ces symboles ne devraient pas disparaître.

« À l'Assemblée nationale, j'y ai servi pendant 14 ans, je dois dire que je n'éprouvais pas de malaise devant la présence du crucifix » dit-il.

Le Congrès juif soutient aussi que la loi est égale pour tout le monde et que chaque groupe doit s'y conformer. M. Goldbloom donne notamment l'exemple des écoles hassidiques illégales dénoncées devant la commission Bouchard-Taylor par des résidents d'Outremont. Selon lui, « s'il y a des écarts de comportements, si les lois ne sont pas respectées, la communauté ne se trouve pas en mesure de défendre ces choses-là », admet-il.

Une communauté isolée

En ce qui concerne les critiques dont a été sujet la communauté juive hassidique à plusieurs reprises lors des forums des citoyens de la commission Bouchard-Taylor, M. Goldbloom apporte quelques nuances.

Selon lui, la communauté hassidique demeure délibérément isolée. « Les hassidim sont convaincus que seule leur façon de pratiquer la religion est la seule façon de préserver la religion. Je ne crois pas qu'il y a possibilité de pleine intégration de ce groupe-là », croit-il.

Mais il fait remarquer que les juifs hassidiques ne représentent que 12 % de la communauté juive et que l'immense majorité des québécois de confession juive est parfaitement intégrée à la société.

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