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Fronde contre le Taser

Radio-Canada

Amnistie internationale, la Ligue des droits et libertés et plusieurs élus de tous les ordres de gouvernement demandent un moratoire sur l'utilisation des pistolets à décharge électrique au Québec.

Une vaste offensive a été lancée vendredi contre l'utilisation du Taser au Québec. Une coalition demande au gouvernement de décréter un moratoire immédiat de l'utilisation du pistolet à impulsions électriques par les forces policières.

Selon la coalition, et contrairement à ce qu'affirme la police, le Taser n'est pas inoffensif. Ce n'est pas par hasard, dit-on, si 17 Canadiens, et 270 Américains sont morts depuis 2001, après l'utilisation de cette arme.

Coalition

La coalition est formée du Parti québécois, du Nouveau Parti démocratique, d'Amnistie internationale, de la Ligue des droits et libertés, des conseillers de Côte-des-Neiges et Notre-Dame-de Grâce, Marvin Rotrand et Warren Allmand, de la Ligue des Noirs du Québec et de la conseillère Dida Berku, de la Ville de Côte-Saint-Luc.

Selon la coalition, une décharge au mauvais endroit est très dangereuse.

Amnistie internationale a relevé que, ces dernières années, 17 personnes sont mortes après avoir été immobilisées par des policiers armés de pistolets Taser au Canada. Presque toutes avaient été maîtrisées par la force.

La plupart des victimes n'étaient pas armées et ne semblaient pas présenter de menace sérieuse. La coalition se demande donc pourquoi les policiers ne se sont pas limités à l'utilisation du poivre de Cayenne.

Selon la coalition, les trois personnes mortes à Montréal après avoir été touchées par le pistolet à impulsion électrique auraient pu être arrêtées autrement.

La coalition n'a pas confiance dans le comité d'experts mis sur pied par le ministre de la Sécurité publique, Jacques P. Dupuis, pour étudier la question. Ce comité doit d'ailleurs remettre ses recommandations d'ici le 17 décembre. Toutefois, selon la coalition, le comité est partial, puis qu'il est formé de 12 policiers ou instructeurs de l'école de police ou fonctionnaires du ministère de la Sécurité, sur un total de 14 membres.