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Des coûts de plus en plus élevés

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Six provinces canadiennes devront consacrer plus de 50 % de leurs revenus, d'ici 2035, pour maintenir un système de santé public, selon une étude de l'Institut Fraser.

L'Institut Fraser tire la sonnette d'alarme. La plupart des provinces canadiennes auront bientôt du mal à financer le système de santé public parce que leurs revenus n'augmentent pas assez rapidement.

Dans son 4e rapport annuel sur l'avenir du système de santé canadien, il avance que 6 des 10 provinces canadiennes pourraient dépenser plus de la moitié de leurs revenus pour la santé d'ici 2035.

Le centre de recherche, favorable à la privatisation des services publics, s'est intéressé à la pérennité du financement de l'assurance maladie publique dans chaque province, sur la base des données des 10 dernières années de Statistique Canada.

Le système de santé canadien est un monopole gouvernemental. Il ne rend pas de comptes aux patients et il en rend à peine aux contribuables.

Une citation de :Brett Skinner, un des auteurs du rapport de l'Institut Fraser

L'Institut Fraser a notamment calculé le nombre d'années que mettra chaque province pour consacrer 50 % de ses revenus à la santé. Voici ses résultats:

  • Nouvelle-Écosse: d'ici 10 ans
  • Terre-Neuve-et-Labrador: d'ici 10 ans
  • Nouveau-Brunswick: 17 ans
  • Île-du-Prince-Édouard: 24 ans
  • Colombie-Britannique: 27 ans
  • Saskatchewan: 28 ans
  • Ontario: 43 ans
  • Manitoba: 47 ans
  • Québec: 49 ans

L'Alberta serait la seule province dont les revenus augmenteraient plus rapidement que les dépenses en santé.

Des recommandations de l'Institut Fraser

  • imposer des frais d'usager aux patients;
  • permettre aux patients de payer des soins de santé de leur poche ou avec une assurance privée;
  • permettre aux médecins de travailler à la fois dans les réseaux public et privé;
  • permettre aux médecins de surfacturer les patients;
  • favoriser la concurrence entre le public et le privé dans l'offre des soins de santé publique.

Un rapport qui ne fait pas l'unanimité

Les conclusions de l'Institut Fraser suscitent de vives réactions du Centre canadien des politiques alternatives, un organisme qui milite pour la survie des services publics.

De son point de vue, les projections de l'Institut Fraser sont fausses parce qu'elles reposent sur des données d'il y a au moins 10 ans, alors que le système de santé public souffrait de sous-financement.

L'Institut Fraser essaie depuis des années d'induire les Canadiens en erreur. Ses projections sont fausses parce qu'elles se fondent sur des données qui ne sont pas représentatives de la réalité.

Une citation de :Mark Lee, économiste en chef du Centre canadien de politiques alternatives

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