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Le retrait de la Russie critiqué

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le moratoire russe sur le Traité sur les forces conventionnelles en Europe entre officiellement en vigueur le 12 décembre. La position russe est critiquée par l'OTAN et les États-Unis.

Le président russe Vladimir Poutine a signé, vendredi, une loi fédérale suspendant la participation de la Russie au Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE). Le moratoire entrera en vigueur le 12 décembre prochain.

La suspension ne signifie pas le retrait définitif du traité FCE, mais le gel de son application sur le territoire russe.

Le 13 juillet dernier, le président russe Vladimir Poutine avait signé un décret suspendant l'application par la Russie du traité FCE et des accords internationaux qui lui sont liés afin de montrer son profond agacement face à l'arrivée de troupes américaines près de leur frontière.

« Je pense que nous avons bien fait de décréter un moratoire sur le traité FCE. Mieux, nous aurions dû le faire il y a longtemps. À mon avis, il s'agit du premier pas vers la révision des accords qui ne profitent pas à la Russie ou qui portent atteinte à ses intérêts. »

— Une citation de  Lioubov Sliska, première vice-présidente de la Douma (chambre basse du parlement russe)

Les États-Unis ont en effet déjà construit des bases militaires en Hongrie et en Roumanie parce qu'ils projettent d'y déployer un bouclier antimissile.

La Russie exige que tous les pays membres de l'OTAN ratifient la version adoptée du traité FCE signée en 1999 et procèdent à sa stricte application. Seuls quatre des 30 pays signataires ont pour l'instant ratifié le document: la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan et l'Ukraine.

La Russie appelée à reconsidérer sa position

L'OTAN a appelé vendredi la Russie à ne pas « porter unilatéralement atteinte » au traité FCE. « L'OTAN regrette la décision prise par les Russes. [...] Nous espérons que la Fédération de Russie ne prendra aucune mesure unilatérale qui porte atteinte à l'intégrité du traité », a déclaré le porte-parole de l'Alliance atlantique, James Appathurai.

Le secrétaire d'État adjoint américain chargé des Affaires politiques, Nicholas Burns, a estimé, vendredi à Madrid, lors de la conférence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), que « la Russie avait fait une erreur avec ce comportement unilatéral, en quittant un traité majeur sur le contrôle des armes en Europe. »

Le responsable américain invite la Fédération de Russie à reconsidérer sa décision, à ne pas suspendre l'application du traité FCE le 12 décembre et à revenir à la table des négociations.

Traité FCE

Signé le 19 décembre 1990 à Paris par 16 pays membres de l'OTAN et 6 pays membres du pacte de Varsovie, le Traité sur les forces conventionnelles en Europe limite quantitativement les cinq principales catégories d'armements classiques: chars, véhicules blindés, artillerie, hélicoptères d'attaque et avions de combat.

En 1999, quelques années après la disparition de l'URSS et la dissolution du Pacte de Varsovie, le traité a été modifié à Istanbul, sous l'impulsion russe. On y insistait alors sur l'importance de ne pas occuper militairement un pays signataire du pacte sans son consentement.

L'OTAN refuse de ratifier cette version modifiée parce qu'elle reproche à Vladimir Poutine la présence de militaires russes en Géorgie et en Moldavie, deux pays souverains membres de l'ancienne URSS.

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