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Mettre l'impact humain sur la carte

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un chercheur de l'Université McGill suggère un classement des écosystèmes qui considère l'impact des êtres humains sur l'environnement.

Sur la planète, les écosystèmes sont classés en biomes selon leurs zones géographiques et climatiques. La forêt tropicale, la toundra, la steppe en sont des exemples. Toutefois, l'impact du facteur humain n'est pas pris en considération dans cette classification.

C'est pour remédier à cette situation que le professeur Erle Ellis de l'Université du Maryland et le professeur Navin Ramankutty de l'Université McGill proposent un modèle entièrement nouveau de biomes dits « anthropiques » qui tiennent compte des effets de la présence des êtres humains sur la planète.

Ils font état de leur proposition dans la dernière édition de la revue Frontiers in Ecology and the Environment.

Selon ces chercheurs, de récentes études ont démontré que plus des trois quarts de la surface de la planète ont été façonnés par l'activité humaine.

« « Les écologistes se rendent dans les régions éloignées de la planète afin d'étudier les écosystèmes vierges, mais personne n'étudie l'écosystème dans sa cour. Il est temps de nous doter d'instruments dans notre cour, au propre comme au figuré, afin d'étudier ce qui se passe au niveau du fonctionnement de l'écosystème. » »

— Une citation de  Navin Ramankutty, professeur adjoint du département de géographie à l'Université McGill.

Des biomes anthropiques

Il existe plusieurs systèmes de classification des biomes. Certains reposent sur des facteurs liés à l'environnement naturel comme la structure des plantes, les types de feuilles et le climat. Le système Bailey, créé dans les années 70, divise l'Amérique du Nord en quatre biomes fondés sur le climat: polaire, tempéré humide, sec et tropical humide.

Le système national de classification écologique des terres du Fonds mondial pour la nature (WWW), quant à lui, identifie 14 biomes principaux comme la toundra, la forêt boréale, la forêt tempérée de résineux ainsi que le désert.

Le système que proposent les chercheurs Ellis et Ramankutty est complètement différent. Ses créateurs ont nommé « anthromes » les biomes anthropiques. Leur classification suggère 6 grandes catégories d' « anthromes » divisées en plusieurs sous-catégories qui considèrent la présence de l'être humain sur le territoire.

  • les grands terrains résidentiels, comme des villes
  • les villages
  • les terres cultivées
  • les prairies
  • les forêts
  • les terres sauvages

L'humain au coeur de la restauration

Les chercheurs mettent en lumière le fait que près de 30 à 40 % de la surface terrestre du globe est actuellement utilisée uniquement pour cultiver des aliments et pour élever les animaux.

Selon eux, que les pratiques d'utilisation des terres pour les humains ont fondamentalement nui à la planète. « Notre analyse s'est révélée très surprenante », mentionne M. Ramankutty. « Si vous voulez vous orienter vers un avenir durable et réintégrer des écosystèmes, il vous faut accepter le fait que les humains sont là pour rester et que toute restauration doit comprendre des activités humaines », ajoute-t-il.

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