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Tel le cerveau d'un homme de 80 ans

Radio-Canada

Selon une étude, les commotions provoqueraient des troubles dépressifs. Cette relation de cause à effet pourrait expliquer de récents drames impliquant des sportifs.

Une équipe de chercheurs de l'Université McGill a permis de démontrer une relation de cause à effet entre les commotions et les troubles dépressifs.

Le Dr Alain Ptito, de l'Institut neurologique de Montréal, publiera en décembre les résultats de ses recherches sur les commotions cérébrales en milieu sportif.

Son constat est clair: des commotions multiples peuvent entraîner des troubles dépressifs.

On démontre en fait qu'il y a quelque chose qui se passe au niveau du cerveau. [...] Les symptômes de dépression dont se plaignent les joueurs ressemblent d'une façon très proche à ce qu'on observe dans la dépression majeure

Dr Alain Ptito, neuropsychologue

C'est le monde de la boxe qui est le plus touché par les commotions.

Les chocs à répétitions sont particulièrement problématiques parce qu'ils altèrent les capacités cérébrales.

Cependant, tous les sportifs sont à risque. Les nouveaux équipements de protection procureraient un sentiment d'invincibilité, selon le Dr Ptito.

Deux cas célèbres

Le suicide de l'ex-footballeur Andre Waters, l'an dernier, et le double homicide suivi du suicide du lutteur canadien Chris Benoît en juin dernier ont défrayé la chronique.

Les autopsies des deux sportifs avaient révélé que leur cerveau était si endommagé par les commotions cérébrales, qu'il ressemblait à celui d'un homme de 80 ans à un stade avancé de la maladie d'Alzheimer.

Des dommages qui auraient contribué à leur état dépressif, selon les médecins.

Saviez-vous que ...

Chaque année, 28 800 Canadiens ont des commotions en pratiquant un sport.