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Éloges et reproches

Radio-Canada

Le Canada gagne deux places en matière de développement humain, mais est considéré comme un mauvais exemple en matière de lutte contre les changements climatiques.

En matière de développement humain, le Canada gagne deux places et se classe en quatrième position, selon le dernier rapport de l'ONU sur le développement humain.

Cependant, le même rapport qualifie le Canada de mauvais exemple en matière de lutte contre les changements climatiques. Le document souligne qu'il y a un décalage important entre les objectifs et les résultats obtenus au Canada.

Le pays se trouve ainsi dans le groupe de la plupart des pays riches qui accumulent des retards sur les objectifs de réduction des gaz à effet de serre conformément au protocole de Kyoto.

Selon les environnementalistes, le boum pétrolier de l'Alberta, notamment l'exploitation des sables bitumineux, est en grande partie la cause de la mauvaise position du Canada.

Le directeur des changements climatiques à l'Institut Pembina, Matthew Bramley, affirme que le gouvernement conservateur de Stephen Harper a proposé des objectifs de gaz à effet de serre pour 2020 inférieurs aux recommandations scientifiques. Il précise que les politiques du gouvernement ne sont pas en mesure d'atteindre ces objectifs déjà rabaissés.

Du chemin à faire

Les auteurs du rapport soulignent que la lutte contre le réchauffement climatique pourrait coûter 1,6 % du PIB mondial par an jusqu'en 2030, un effort devant reposer essentiellement sur les pays développés.

Le document préconise que les pays développés réduisent leurs émissions à effet de serre d'au moins 80 % d'ici à 2050 par rapport aux niveaux enregistrés en 1990; ces pays devraient atteindre une réduction de 30 % dès 2020.

Les pays en voie de développement devraient quant à eux réduire ces émissions de 20 % d'ici à 2050.

La facture sera payée par les pauvres

Par ailleurs, le rapport de l'ONU constate que les changements climatiques risquent de contrecarrer les efforts déployés depuis des décennies pour lutter contre la pauvreté dans le monde.

Selon le document, la malnutrition touchera désormais 600 millions de personnes vivant dans les zones arides du globe où la pluie se fera plus irrégulière.

La hausse du niveau des océans créerait plus de 300 millions de réfugiés climatiques, surtout en Égypte, au Vietnam et au Bangladesh.

Ce sont les pays les plus pauvres qui vont souffrir le plus des changements climatiques, notamment les pays d'Afrique. Ce continent, considéré comme le moins polluant, payera cher le réchauffement climatique, selon le rapport.

Quand la température monte en Afrique, « les récoltes sont mauvaises et les gens meurent de faim, ou bien les femmes et les filles passent des heures à chercher de l'eau », notent les rédacteurs du rapport.

Sur les 720 millions d'habitants de cette région, « de 75 à 250 millions pourraient d'ici 2020 voir leurs conditions de vie ou leurs perspectives de développement compromises » par les effets du réchauffement.

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