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Les dernières heures de Dziekanski

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Agence des services frontaliers du Canada a publié un compte-rendu des 9 heures que Robert Dziekanski a passées à l'aéroport international de Vancouver avant sa mort, le 14 octobre.

L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a rendu public lundi son rapport interne sur les 9 heures que Robert Dziekanski a passées à l'aéroport international de Vancouver, le 14 octobre dernier.

Le Polonais de 40 ans est mort après avoir reçu deux décharges de pistolet électrique Taser. Il venait de passer 9 heures à l'aéroport et il attendait sa mère qui devait venir le chercher.

L'agence précise que le rapport porte sur l'examen administratif des interactions entre l'Agence des services frontaliers du Canada et Robert Dziekanski. Le rapport donne un compte-rendu détaillé des 9 heures que Robert Dziekenski a passées à l'aéroport de Vancouver.

D'après le système électronique, Robert Dziekanski aurait franchi la ligne d'inspection primaire peu après 16 h, le samedi 13 octobre. L'agent des services frontaliers l'a renvoyé passer un deuxième examen, une pratique d'usage pour les immigrants nouvellement arrivés, souligne-t-on dans le rapport. « Dans le cas présent, un deuxième examen s'avérait également nécessaire, car une barrière linguistique avait été constatée lors du premier examen. »

Les images captées par les caméras de surveillance montrent que Robert Dziekanski s'est dirigé vers la zone des carrousels à bagages. Vers 22 h 40, Robert Dziekanski a tenté de sortir de l'aire de l'ASFC. Un agent l'a informé qu'il devait se présenter à la zone de contrôle secondaire et lui a indiqué comment s'y rendre. Ses bagages ont été dédouanés sans incident. On a ensuite conduit M. Dziekanski à la salle réservée au deuxième examen d'immigration. Pour faciliter l'interrogatoire, un agent qui se débrouille en polonais a prêté son aide.

Il était 23 h 30 lorsqu'un agent a demandé par interphone aux employés de la zone publique si quelqu'un était venu chercher Robert Dziekanski à l'aéroport. Aucun employé n'a répondu. L'agent a également laissé un message sur le répondeur téléphonique au domicile de sa famille et a laissé partir Robert Dziekanski.

L'Agence des services frontaliers reconnaît qu'elle ne peut confirmer ce qui est advenu de Robert Dziekanski entre 16 h et 19 h parce que les caméras de surveillance ne balaient pas le secteur du Service des douanes où il se trouvait. Vers 19 h, son beau-père a téléphoné à la salle de l'ASFC réservée au deuxième examen pour obtenir des nouvelles de Robert Dziekanski. Personne dans cette enceinte ne répondait à sa description.

Ce n'est que peu après minuit que Robert Dziekanski a quitté la section des douanes, qu'il est devenu agité et que les agents de la GRC appelés sur les lieux ont utilisé le pistolet Taser pour le contrôler. Robert Dziekanski est mort vers 1 h.

Sa mère a téléphoné vers 2 h 10, le 14 octobre. Sans connaître l'état de Robert Dziekanski, l'agent l'a informée qu'il avait vu son fils plus tôt dans la soirée et que celui-ci avait quitté l'aire de l'ASFC.

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