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Un Québec pas si français

Radio-Canada

Au premier jour des travaux montréalais de la commission Bouchard-Taylor, les coprésidents entendent des interventions sur la place du français au Québec, les accommodements à l'école et l'intégration des immigrants.

Les travaux de la commission Bouchard-Taylor à Montréal ont débuté en matinée avec le témoignage de Louis Bernard. L'ex-candidat à la direction du Parti québécois a soutenu que la loi 101 avait raté son objectif de faire du Québec un État français. Selon lui, c'est une grande illusion que de croire que le statut du français comme langue officielle fait du Québec une terre française.

Celui qui a été intimement lié à l'adoption de la Charte de la langue française et à l'accord fédéral-provincial sur l'immigration a ajouté que les forces politiques et démographiques jouaient en faveur de la langue anglaise. Il a conclu que la solution passait par la souveraineté du Québec pour des raisons de sécurité identitaire.

Baliser les accommodements

Les commissaires ont aussi entendu les représentants du Syndicat de l'enseignement de l'ouest de Montréal. Ces derniers ont réclamé un meilleur encadrement ainsi qu'un code pour gérer les demandes d'accommodements raisonnables.

Dans leur exposé, Nicole Frascadore et Andrée Aubut ont expliqué que les professeurs confrontés à de telles demandes vivaient quotidiennement des tensions. Ils veulent la définition de balises claires pour décharger les enseignants de cette pression.

Le cas du port du kirpan en classe, qui s'était rendu jusqu'en Cour suprême, provient d'une école où travaillent des membres de ce syndicat.

Tout va pour le mieux

Dans sa présentation, le politicologue Louis Balthazar a soutenu que l'intégration des immigrants au Québec se déroulait bien. Il a indiqué qu'il y avait peu d'exemples dans le monde où de petites sociétés comme le Québec avaient réussi à bien intégrer les immigrants.

Le professeur à la retraite a toutefois mentionné qu'il est normal que les gens âgés soient plus mal à l'aise que les jeunes avec les changements démographiques et sociaux au Québec.

Deux semaines à Montréal

L'intégration des immigrants et la sensibilisation aux différences culturelles sont une préoccupation constante depuis plusieurs années à Montréal, où vivent 70 % des nouveaux arrivants au Québec.

La commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d'accommodement s'arrête à Montréal pour deux semaines. Lundi, elle a entrepris une semaine complète d'audiences. C'est son dernier arrêt avant les audiences nationales de décembre.