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Beaucoup de roulement

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En six ans, de 2001 à 2007, le nombre de militaires qui ont volontairement quitté les Forces canadiennes a presque doublé, passant de 2043 à 3797.

Selon des statistiques obtenues par le quotidien Le Soleil, les Forces canadiennes ont de plus en plus de difficulté à retenir les militaires. En six ans, de 2001 à 2007, le nombre de soldats qui ont volontairement quitté l'armée a presque doublé, passant de 2043 à 3797.

Les départs à la retraite ou les départs pour des raisons de santé sont exclus de ces chiffres.

Des anciens dirigeants de l'armée, consultés par le journal, ne croient pas que ce soit la mission en Afghanistan qui explique l'augmentation de ces départs. Selon eux, ce sont plutôt ses conséquences qui sont déterminantes. Les entraînements plus exigeants et les longs déploiements à l'étranger, difficiles à endurer pour les familles, seraient les principaux facteurs. À cause du manque d'effectifs, des militaires pourraient aussi être déployés pour une deuxième fois en Afghanistan.

La situation est aussi difficile pour les militaires qui restent derrière. Par exemple, à la base de Valcartier, si un peu plus de la moitié des militaires ont quitté les rangs, les opérations courantes continuent.

Rémi Landry, lieutenant-colonel à la retraite, a confié au Soleil qu'il ne croyait toutefois pas qu'un grand nombre de militaires laissent tomber l'armée pour ne pas aller en Afghanistan. Il s'agirait plutôt d'une source de motivation supplémentaire.

De son côté, le major général à la retraite Terry Liston a déclaré au journal que l'armée traitait trop les soldats comme des numéros au point où leur dévouement et leur sentiment d'appartenance en prennent un coup.

Il souligne également que, du côté de l'armée de terre et de la marine, le manque de financement et d'effectifs en a poussé plusieurs à bout. « Depuis 2001, la marine canadienne a collaboré avec les Américains dans les eaux du Moyen-Orient et on a poussé les gars à la limite », dit-il.

Il croit aussi que des recrues francophones ont peut-être quitté l'armée parce qu'elles ont été déçues de ne pas avoir été basées à Valcartier, qui est à court de places. « Les francophones se retrouvent souvent loin de chez eux, en Ontario ou dans l'Ouest canadien, et ça peut être démotivant », dit-il.

Même si les départs augmentent, le recrutement va quand même bien. Il y a plus de recrues que de départs.

Ainsi, de 58 700 soldats en 2001, les Forces canadiennes sont maintenant passées à près de 64 000 militaires dans leurs rangs en 2007.

Les Forces canadiennes n'ont pas voulu commenter.

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