•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Difficultés à Annapolis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les négociateurs palestiniens et israéliens affirment avoir encore du travail à faire pour la rédaction d'un document conjoint qui servira de base aux pourparlers.

Après des semaines de tractations, d'hésitations et de déclarations pessimistes des différents acteurs du Proche-Orient, la réunion d'Annapolis voulue par le président américain, George W. Bush, aura lieu mardi.

À la veille de la rencontre, qui doit réunir une cinquantaine de pays, les Palestiniens et les Israéliens ont affirmé avoir fait d'importants progrès en vue de nouvelles négociations de paix.

Toutefois, à l'issue d'une rencontre avec la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, le négociateur en chef palestinien, Ahmed Qoreï, a admis qu'il restait des difficultés à surmonter avant de s'entendre sur un document conjoint de négociation.

« Il reste du travail à faire et des efforts sont déployés, mais jusqu'à présent, nous ne sommes pas parvenus à un accord », a déclaré M. Qoreï. La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, a assisté à cette rencontre.

Ce document conjoint déterminera les bases de négociations inspirées de la Feuille de route et des résolutions internationales. Plus tôt, les Israéliens avaient fait état d'importants progrès « dans le sens d'un accord sur un document conjoint ».

Yasser Abed Rabbo, un autre négociateur palestinien, a également affirmé que « les négociations finales » sur le statut des territoires palestiniens « commenceront mercredi », ce que démentent les Israéliens. Selon eux, cette phase commencera la semaine prochaine.

Par ailleurs, le président Bush, qui a successivement reçu dans la matinée le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s'est déclaré optimiste.

Le premier ministre israélien a déclaré que son gouvernement ne voulait pas « maintenir le statu quo ». M. Abbas a quant à lui affirmé ses « grands espoirs » de voir la conférence, qu'il qualifie d'« initiative historique », déboucher sur des négociations menant à un accord de paix entre Palestiniens et Israéliens.

M. Bush avait réaffirmé dimanche son « engagement personnel » en faveur de « deux États démocratiques, Israël et Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité ».

Le Quartette pour le Proche-Orient, qui regroupe les États-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'ONU, a affirmé son « plein soutien » à la conférence d'Annapolis, au terme d'une réunion à Washington.

Le Quartette, maître d'oeuvre de la Feuille de route, un plan de paix pour le Proche-Orient resté jusqu'ici lettre morte, a salué l'engagement conjoint israélo-palestinien à lancer ces négociations.

Il a souligné en outre les « efforts » des parties pour respecter la première phase de la Feuille de route, soit le renoncement à la violence pour les Palestiniens et l'arrêt de la colonisation pour les Israéliens.

Pendant ce temps, l'Iran, par la voix du guide suprême, Ali Khamenei, prédit un échec de la réunion. De son côté, le Hamas, qui n'a pas été convié à la réunion, a affirmé lundi que « le peuple palestinien » ne tiendrait pas compte des éventuelles décisions prises à la réunion d'Annapolis. Le Hamas a également réitéré son refus de reconnaître Israël.

Les points de discorde

La question des frontières entre Israël et le futur État palestinien est l'un des points de divergence entre les deux antagonistes. Israël refuse que la ligne verte, en Cisjordanie, (la ligne de cessez-le-feu entre 1948 et 1967) soit la frontière entre Israël et la Palestine. Les Israéliens voudraient incorporer à leur territoire les plus importantes colonies israéliennes en échange de territoires israéliens inhabités.

Jérusalem, déclarée capitale de l'État d'Israël, est revendiquée également par les Palestiniens. Ils voudraient faire de la partie orientale de la ville leur capitale.

Le retour des quelque 4,4 millions de réfugiées palestiniens, selon les chiffres des Nations unies, qui se trouvent essentiellement en Syrie, au Liban et en Jordanie, constitue un autre blocage. Israël refuse fermement leur retour.

Enfin, les colonies israéliennes en Cisjordanie créées après 1967 demeurent un différend entre les Israéliens et les Palestiniens.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.