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Une dame réclame son dû 63 ans plus tard

La maison funéraire Rousseau et Frères refuse d'honorer la police d'assurances funéraires achetée par une femme de Grand-Mère en 1944.

Une femme de Grand-Mère, Jeanne Brochu, a eu une bien mauvaise surprise lorsqu'elle a appris que la maison funéraire Rousseau et Frères refusait d'honorer la police d'assurances funéraires qu'elle a achetée en 1944. Mme Brochu avait payé à l'époque 58,80 $, ce qui représentait 1 mois et demi de salaire, pour obtenir des arrangements funéraires complets.

La maison funéraire refuse de respecter la principale condition du contrat, qui est de fournir le service funéraire, et offre plutôt de rembourser 150 $ à la dame. Cette somme représente le coût d'un service funéraire en 1944. Aujourd'hui, des frais funéraires coûtent au minimum entre 4000 $ et 5000 $.

Selon le fils de Mme Brochu, Michel Simard, la police d'assurance précise pourtant que la dame a bien payé pour un service funéraire complet. « Ça comprenait un service complet, l'embaumement, le cercueil, arranger la salle pour l'exposer, les employés, deux voitures pour la famille. »

Depuis 1976, une loi encadre ce domaine et interdit la vente d'assurances frais funéraires.

Jean Pierre Fafard, qui est avocat pour l'Union des consommateurs, a déjà eu gain de cause dans un recours collectif qui regroupait des cas semblables dans la région de Montréal.

Me Fafard indique qu'un nouveau recours collectif pourrait être intenté si d'autres plaignants venaient qu'à se manifester.

La maison funéraire Rousseau et Frères, qui n'a pas voulu accorder d'entrevue à La Facture, a refusé à nouveau de donner sa version des faits.