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La FPJQ proteste contre une arrestation

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec s'élève contre l'arrestation d'une journaliste étudiante par le Service de police de Sherbrooke lors d'une manifestation contre la présence du Canada en Afghanistan.

Blandine Couillard couvrait la manifestation contre la présence canadienne en Afghanistan pour Le Collectif, le 27 octobre dernier. Elle prenait des photos pour le journal de l'Université de Sherbrooke, quand elle a été arrêtée par des policiers du Service de police de Sherbrooke (SPS). La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) proteste contre cette arrestation qui constitue une violation de la liberté de presse.

« J'ai voulu m'impliquer au journal pour pouvoir mieux m'intégrer à la vie, au Québec, et puis le résultat est là », déplore Blandine Couillard, directrice artistique du journal Le Collectif

C'est au moment où les manifestants enduisaient de peinture rose le char d'assaut devant la caserne des Fusiliers de Sherbrooke qu'elle a été arrêtée.

« Un policier a dit : ‘'On arrête tout le monde y compris la journaliste” », soutient Mme Couillard. Au total, 12 personnes sont appréhendées et l'appareil photo de la journaliste étudiante est saisi.

Selon les policiers, elle faisait partie des manifestants. « Normalement, le journaliste professionnel demeure à distance et puis couvre le reportage, n'est pas impliqué dans l'événement comme tel. Ce n'est pas le cas de la dame qui est demeurée sur place, qui a donc été arrêtée pour attroupement illégal sur un terrain privé », indique Martin Carrier, du SPS.

Ces propos n'ont pas manqué de faire réagir la FPJQ. « Il faut être sur la scène, il faut voir ce qui se passe et si on n'est pas là, on ne peut pas bien couvrir les événements. On doit être capable de faire notre travail en liberté sans avoir peur que l'on se fasse arrêter et que l'on se fasse saisir notre matériel », explique Rita Legault, présidente de la FPJQ-Estrie.

La direction du journal songe maintenant à poursuivre le SPS. Le rédacteur en chef, Alexis Beaudet, soutient qu'il y a eu une atteinte à la liberté de presse.

Si Blandine Couillard est reconnue coupable, l'étudiante d'origine française risque l'expulsion. Son passeport a d'ailleurs été saisi, ce qui l'empêche de retourner en France pour les Fêtes.

« Je risque de devoir refaire une année en France pour terminer mon baccalauréat. Je risque de ne pas voir ma famille que je n'ai pas vue depuis très longtemps. Ce n'est pas évident », souligne-t-elle.

C'est cette semaine que le procureur de la Couronne recevra le dossier policier au sujet des 12 arrestations. Par la suite, il tranchera sur les accusations formelles à porter contre Mme Couillard.

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