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Un désastre à l'ampleur inconnue

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les secours peinent encore à atteindre certaines des régions sinistrées, trois jours après le passage du cyclone Sidr, qui aurait fait plus de 3100 morts, selon le plus récent bilan officiel.

Le bilan ne cesse de s'alourdir au Bangladesh, dont le littoral a été ravagé par le passage du puissant cyclone Sidr. Selon un bilan officiel, plus de 3100 personnes ont perdu la vie.

Et ce bilan pourrait encore aller en augmentant. Selon le Croissant-Rouge, c'est entre 5000 et 10 000 personnes qui ont été tuées par le cyclone.

Sidr a touché le sud du Bangladesh jeudi soir, avec des vents de 240 kilomètres à l'heure, détruisant des dizaines de milliers de maisons et provoquant des chutes d'arbres, ruinant les récoltes et décimant le bétail.

Les villes côtières de Patuakhali, de Barguna et de Jhalakathi ont été particulièrement touchées. Dacca, la capitale, a été épargnée, mais elle était toujours privée de courant dimanche, comme la plupart du reste du pays, en raison de la mise hors service du réseau électrique.

L'armée a commencé à participer aux efforts de secours en dépêchant des hélicoptères et des navires sur les lieux du sinistre. Les secouristes tentent d'approvisionner en nourriture et en médicaments les centaines de milliers d'habitants qui ont été touchés.

Les inondations rendent cependant difficiles les opérations, plusieurs équipes n'ayant pas encore réussi à rejoindre toutes les zones dévastées.

« Des millions de gens sont sans abris et moins de 1 % de cette population a été secourue », a déploré à cet effet Hariprasad Pal, administrateur du district de Jhalokati, l'une des zones les plus touchées, à 140 kilomètres au sud de Dacca.

Par crainte d'épidémies, le gouvernement a invité les fonctionnaires locaux à inhumer le plus rapidement possible les corps des victimes.

Quelque 150 bateaux transportant environ 1000 pêcheurs sont par ailleurs toujours portés disparus dans le golfe du Bengale, a rapporté le Croix-Rouge internationale.

Le Bangladesh est balayé chaque année, entre octobre et novembre, par de puissantes tempêtes tropicales. En 1970, une tempête avait fait plus de 500 000 victimes et une autre en 1991 avait causé la mort de 143 000 personnes.

Entre août et septembre, ce sont plutôt les pluies de mousson qui, traditionnellement, inondent une grande partie du pays et tuent des milliers d'autres personnes.

Plus de 10 millions de Bangladais vivent le long du littoral, dans les zones à risques. Environ 1,5 millions d'entre eux, vivant dans les secteurs jugés plus vulnérables, avaient été évacués en prévision de l'arrivée de Sidr.

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