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Un ministère en perte de ressources

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le budget et le nombre d'employés du ministère du Développement durable du Québec sont en baisse depuis que le gouvernement Charest est au pouvoir, ce qui se traduit par moins d'inspections sur le terrain.

Bien que l'environnement soit présentée comme une priorité par la majorité des décideurs politiques, Radio-Canada a appris que les inspections faites par le ministère québécois de l'Environnement sont en baisse depuis que le gouvernement de Jean Charest est au pouvoir.

Selon les chiffres du ministère compilés par Radio-Canada, le budget de ce ministère diminue, tout comme le nombre de ses employés. Pourtant, l'ancien ministre libéral de l'Environnement, Thomas Mulcair, avait promis d'ajouter 70 inspecteurs et de hausser les inspections à 30 000 par année.

Ces objectifs sont loin d'être atteints. En 2003, il y en avait 25 037. En 2005, le nombre d'inspections chutait à 21 553.

La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, explique cette baisse par la nouvelle façon d'agir, soit « d'inspecter là où le risque est plus élevé ».

« On prend effectivement une démarche différente et je pense qui est plus cohérente et conséquente. Faisons de la bonne inspection, mais de l'inspection pertinente. Allons là où on doit aller parce qu'on estime que le risque est plus grand », a déclaré la ministre Beauchamp.

Mais le budget du ministère du Développement durable, qui était à 223 millions en 2003, passera à 194 millions en 2007-2008. Avec l'inflation, cela représente une diminution de près de 20 %.

En 2003, le ministère du Développement durable comptait 1960 employés. En 2007, ils sont 1824. Et dans le cadre de l'objectif du gouvernement de réduire la taille de l'État, ce ministère perdra 85 emplois d'ici 2010.

L'année dernière, le vérificateur général du Québec avait tiré la sonnette d'alarme. Il affirmait que le ministère du Développement durable n'était pas en mesure d'exercer une surveillance efficace, notamment des sites d'enfouissement des déchets.

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