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Retour en Afghanistan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il est midi et quinze, à Montréal. 21 h 45 à Kaboul.

Au bout du fil, le journaliste Frédéric Nicoloff est prêt à accorder une entrevue.

Même s'il est levé depuis presque vingt heures et qu'il n'a pas soupé.

Jovial et détendu, il commence par parler des problèmes techniques que son équipe et lui éprouvent sur le moment pour alimenter son reportage vers Montréal.

Cinquième séjour en Afghanistan

Frédéric Nicoloff est de retour en Afghanistan, pour la cinquième fois. Mais c'est sa quatrième mission pour Radio-Canada.

Il y est depuis le samedi 3 novembre et y restera 21 jours.

La dernière fois, le journaliste avait passé Noël 2006 avec les troupes canadiennes. Il s'était intéressé non seulement à leur travail dans la région de Kandahar, mais aussi à celui des forces de l'OTAN. Au début de 2007, il avait rencontré des Afghans et témoigné de leur situation, souvent difficile.

L'armée canadienne n'est pas au programme

Sa mission, cette fois, ne concerne pas l'armée. « On donne la parole aux Afghans en faisant des reportages sur les conditions sociales et artistiques, sur la santé et l'éducation. Enfin, bref, on essaie de faire connaître les Afghans aux Canadiens », dit le journaliste rejoint au téléphone, à Kaboul.

Outre cette ville, Frédéric et son équipe pensent aller à Hérat parce qu'il y a une grande influence iranienne dans cette ville. L'équipe veut mesurer jusqu'à quel point cette ville a gardé la tradition persane. Frédéric Nicoloff ajoute : « Hérat est l'une des seules villes en Afghanistan où il y a de l'électricité 24 heures sur 24. Hérat est aussi un centre culturel fort important ».

Un pays inchangé

Comment a-t-il retrouvé le pays 10 mois et demi plus tard? La réponse, catégorique, ne tarde pas : sans aucun changement. La situation économique des plus démunis n'a pas changé depuis son dernier séjour.

Au mois de janvier dernier, le journaliste, alors épaulé par le réalisateur François Mouton et le caméraman Charles Dubois, avait rencontré une famille qui vivait dans la misère. Les enfants n'avaient pas de souliers. Il faisait un froid terrible. Ces gens vivaient dans les ruines d'une maison qui avait été démolie à l'époque de la guerre civile. Frédéric et son équipe sont retournés les rencontrer il y a deux jours. « Ces gens-là vivent dans la même situation, dans les mêmes ruines. Heureusement, en ce moment, à Kaboul, il fait un peu plus chaud, plus doux qu'au mois de janvier. Donc, les enfants peuvent sortir. Ils ont des sandales, au moins. Le père n'a toujours pas de travail. »

Outre cette famille à laquelle il s'intéresse, Frédéric Nicoloff parle de la situation désastreuse de ceux qu'il appelle les réfugiés de l'intérieur.

Certains réfugiés habitaient dans d'anciennes bases soviétiques. Le gouvernement les a chassés pour en faire des bureaux destinés aux députés afghans.[[citation auteur="Frédéric Nicoloff" ]]

Son équipe se compose du réalisateur Gilbert Drouin et du caméraman Sylvain Castonguay. « Gilbert est déjà venu en Afghanistan. Pour Sylvain, c'est la première fois, mais c'est quelqu'un qui a déjà travaillé dans les milieux hostiles », précise le journaliste.





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