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Les inquiétudes de MacKay

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De passage en Afghanistan, le ministre de la Défense craint que les talibans ne recrutent des insurgés parmi les nombreux réfugiés afghans qui reviennent du Pakistan depuis l'instauration de l'état d'urgence.

Le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, s'attend à ce que l'instauration de l'état d'urgence au Pakistan incite des milliers de réfugiés afghans à retourner au bercail. Ces afflux massifs sont autant d'occasions pour les talibans de grossir leurs rangs, signale-t-il.

« Les inquiétudes se situent principalement autour du nombre de recrues que les talibans sont capables de faire parmi ces réfugiés, ce qui peut accroître le nombre d'insurgés », a déclaré Peter MacKay, qui effectue sa première visite en Afghanistan en qualité de ministre de la Défense.

Il a rappelé qu'entre 2 et 4 millions de réfugiés afghans vivent dans des camps à la frontière pakistanaise depuis le début de la guerre contre les talibans. Selon lui, en temps normal, 30 000 à 40 000 réfugiés traversent la frontière quotidiennement. Il est d'autant plus inquiet que des combats constants contre les talibans ont lieu à Kandahar et le long de la frontière.

Le ministre de la Défense a fait savoir que la sécurité à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan a été renforcée depuis l'annonce de mesures d'exception par le président Pervez Moucharraf, qui a justifié sa décision par la recrudescence des actes terroristes.

Les autorités pakistanaises ont multiplié les arrestations d'opposants au régime et ont imposé des restrictions à la presse, en plus d'avoir suspendu la Constitution et évincé le président de la Cour suprême.

M. MacKay, qui estime que la présente situation au Pakistan ne fait qu'accentuer l'instabilité dans la région, a condamné « cet éloignement des principes démocratiques et du respect de la règle de droit », soulignant que les mesures prises par le président Moucharraf sont « dans la mauvaise direction ».

« Nous condamnons toute chose susceptible de miner le progrès que nous espérions voir dans des élections libres et justes [...] », a-t-il ajouté.

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