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Bernard Landry entre en scène

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Déjà critiquée par ses adversaires politiques pour son projet de loi, la chef péquiste Pauline Marois doit maintenant affronter les critiques de l'ex-premier ministre, qui y voit un « problème ».

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, continue d'affronter de sévères critiques dans la foulée du dépôt du projet de loi sur l'identité québécoise.

En plus d'être raillée de plus belle par ses adversaires politiques, Mme Marois doit maintenant subir l'affront d'être rabrouée par son ancien chef, Bernard Landry.

Dans une entrevue accordée à La Presse, l'ex-premier ministre recommande à Mme Marois de modifier son projet de loi, afin de garantir aux Canadiens qui viennent s'établir au Québec qu'ils ne perdront pas le droit de se présenter à des élections. La version actuelle, dit-il, pose problème.

Selon M. Landry, la chef péquiste devrait s'inspirer des dispositions de la loi 101 concernant l'accès à l'école anglaise. « Pour la loi 101, c'est un compromis qu'on a fait: tu es déjà là, on ne t'enlève aucun droit. [...] Pour ne pas susciter de vaines querelles et des batailles judiciaires incessantes, on pourrait préserver les droits acquis de ceux qui sont déjà là », a-t-il fait valoir.

En entrevue au Réseau de l'information, Mme Marois a souligné que M. Landry n'avait pas émis de réserve après que le parti lui eut soumis tous les documents relatifs à ce projet de loi. Elle a toutefois évité de répondre directement aux commentaires de son ancien chef. « M. Landry a droit à son opinion et je respecte son opinion à cet égard. Mais moi, ce que je souhaite, c'est qu'il y ait d'abord un débat, et après on verra s'il y a lieu de modifier le projet de loi », s'est-elle bornée à dire.

M. Landry approuve toutefois les dispositions du projet de loi qui prévoient que les immigrants doivent démontrer une connaissance appropriée de la langue française pour obtenir la citoyenneté québécoise et le droit de se présenter aux élections. « Quand on intègre une nation, on doit connaître raisonnablement la langue de cette nation. C'est sensé », dit-il.

Pas dans le menu législatif

Pour qu'un projet de loi soit débattu à l'Assemblée nationale, il doit être appelé en bonne et due forme par le gouvernement. Or, Jean Charest a déjà laissé entendre qu'il n'était pas question que le projet de loi suive la voie législative.

Le PQ pourrait présenter une motion à ce sujet pour susciter une forme de débat, mais il ne modifiera en rien le menu législatif de l'Assemblée nationale.

Le projet de loi ne cessera pas de faire parler de lui pour autant. En arrivant à la réunion des députés libéraux, mercredi avant-midi, plusieurs ténors ont accusé le Parti québécois de faire preuve d'intolérance.

Le leader parlementaire du PLQ, Jean-Marc Fournier, a fait un lien entre le projet de loi actuel et les propos controversés tenus par Jacques Parizeau au lendemain du référendum de 1995. « Il y a trois semaines, [un journaliste] m'a demandé si le "nous" de Mme Marois était le "nous" de M. Parizeau. C'est exactement le même nous: le nous qui divise les Québécois! », a-t-il affirmé.

Arrivant tout sourire à la réunion, M. Charest a pour sa part lancé: « Vous voulez que je vous parle des déclarations de Jacques Parizeau et de Bernard Landry? Pourquoi les interrompre? », a-t-il lancé, amusé.

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