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La ministre James se veut rassurante

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Critiquée par les adéquistes et les péquistes, Yolande James affirme que les services aux nouveaux arrivants ne seront pas affectés, malgré diverses suppressions de poste au ministère de l'Immigration.

La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec, Yolande James, s'est défendue de mettre en péril les services aux nouveaux arrivants par des suppressions de postes.

En point de presse, lundi, la ministre James a confirmé que les contrats de 32 employés occasionnels n'avaient pas été renouvelés. Elle a aussi confirmé les informations publiées par le quotidien Le Devoir, voulant que 51 postes vacants n'aient pas été rétablis, tandis que 22 employés partis à la retraite et 9 autres en congé de maternité n'ont pas été remplacés.

Mme James affirme toutefois que les 32 employés non permanents effectuaient des tâches administratives. Par conséquent, affirme la ministre, ces suppressions ne toucheront ni les services à la clientèle ni le nombre d'heures totales travaillées au ministère.

Cette ponction de quelque 100 postes à temps plein dans les effectifs du ministère survient en effet au moment où le gouvernement de Jean Charest prévoit hausser de 10 000 immigrants par année la capacité d'accueil du Québec. « Le gouvernement sera conséquent, a assuré Yolande James. Toute hausse du seuil d'immigration sera accompagnée par les ressources financières et le personnel nécessaires. »

Pour ce qui est des programmes de francisation, la ministre soutient que leur budget a été bonifié de 5,3 millions de dollars cette année, ce qui permet à 18 000 immigrants de plus d'apprendre le français. Enfin, Mme James affirme que le gouvernement québécois a mis à profit la contribution des organismes communautaires s'occupant des nouveaux arrivants, en augmentant leur budget de 18 %.

Mme James a accusé le Parti québécois de cacher son propre bilan en matière d'immigration et a rappelé que l'Action démocratique du Québec refusait d'envisager une hausse du seuil d'accueil d'immigrants au Québec.

L'ADQ et le PQ ne sont pas convaincus

La porte-parole de l'opposition officielle en matière d'immigration et de communautés culturelles, Catherine Morissette, a déclaré que les explications de la ministre ne faisaient que renforcer l'inquiétude de l'Action démocratique du Québec.

« Nous sommes inquiets pour les nouveaux arrivants, pour ceux qui sont déjà là et pour ceux qui vont s'en venir. La ministre nous demande de lui faire un chèque en blanc, mais elle ne nous donne pas toute l'information », a soutenu la députée de l'ADQ.

Rappelons que l'ADQ prône le statu quo pour 2008 quant au nombre d'immigrants, puis une réévaluation des besoins pour les années subséquentes. L'opposition officielle estime que les services d'accueil sont débordés.

Plus tôt dans la journée, le Parti québécois a accusé le gouvernement de Jean Charest de privilégier la rationalisation au détriment de la qualité des services offerts aux immigrants.

Selon le porte-parole péquiste en matière d'immigration, Martin Lemay, les nouveaux arrivants seront ainsi privés d'outils d'intégration importants, notamment pour l'apprentissage du français. M. Lemay demande à la ministre James de mettre plus de pression sur le Conseil des ministres.

« Le haut du pavé est tenu par la ministre des Finances et présidente du Conseil du Trésor [Monique Jérôme-Forget]. C'est elle qui gère le ministère de l'Immigration. Mais on ne sait pas où l'argent va », a déclaré M. Lemay en point de presse.

Le porte-parole péquiste affirme que le budget du ministère de l'Immigration a diminué de 18 millions de dollars depuis le premier budget du gouvernement de Jean Charest, en 2003. Rappelons toutefois qu'à cette époque, l'Immigration faisait partie des responsabilités plus larges du ministère des Relations avec les citoyens.

Le montant moyen investi par immigrant a également été réduit de près de 1000 $. Pendant ce temps, les transferts fédéraux en matière d'intégration des immigrants représentent, en 2007-2008, plus du double du budget du ministère québécois, soit 224 millions de dollars, soutient Martin Lemay.

M. Lemay a déclaré que le gouvernement créerait, par ses politiques, deux classes de citoyens, c'est-à-dire ceux ayant accès à la francisation et ceux ne pouvant obtenir ces services.

Lisez notre nouvelle sur la hausse envisagée du seuil d'immigration au Québec.

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