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Saïd Jaziri expulsé

Radio-Canada

L'imam est expulsé vers son pays natal, la Tunisie, 24 heures après que sa requête en sursis eut été rejetée en Cour fédérale. Sa femme Nancy-Ann Adams, enceinte de huit mois, entre à l'hôpital.

L'imam Saïd Jaziri a été expulsé du Canada vers sa Tunisie natale.

L'homme, qui était détenu dans un centre de prévention d'Immigration Canada, à Laval, aurait quitté Montréal vers midi, lundi. Immigration Canada refuse cependant de confirmer cette information tant qu'il n'aura pas atteint son pays d'origine.

Cette expulsion survient au lendemain de la décision d'un juge de la Cour fédérale, qui a rejeté sa requête en sursis. Il s'agissait de l'ultime recours de M. Jaziri pour lui éviter la déportation vers la Tunisie. Ses avocats se sont dits très déçus, mais entendent tout faire pour assurer sa sécurité une fois qu'il sera de retour dans son pays d'origine.

De son côté, la femme de Saïd Jaziri, qui est enceinte de huit mois, est entrée à l'hôpital le jour même. Selon un ami du couple, Mohammed Alaoui, Nancy-Ann Adams souffre de contractions et doit rester à l'hôpital sur ordre des médecins. Saïd Jaziri aurait été informé de la situation avant son départ. Nancy-Ann Adams a déjà indiqué qu'elle irait rejoindre son mari en Tunisie après la naissance de leur enfant.

Des appuis

Les autorités canadiennes ont retiré le statut de réfugié à Saïd Jaziri parce qu'il a omis de révéler qu'il avait un casier judiciaire en France et qu'il aurait exagéré la menace qui pèse sur lui en Tunisie.

Ce dernier a allégué qu'il sera torturé dès son arrivée en Tunisie en raison des critiques qu'il a émises contre le régime politique de son pays d'origine.

Un comité de soutien à l'imam de la mosquée Al-Qods de Montréal a été mis sur pied. Bien qu'Amnistie internationale ne partage pas les idées de M. Jaziri, l'organisation se range derrière lui.

« Nous sommes descendus dans la rue pour protester contre les tribunaux basés sur la charia en Ontario et nous travaillons depuis plusieurs années pour ne pas que l'homosexualité soit considérée comme un délit. La personne aidée par Amnistie internationale est avant tout un être humain qui a des droits fondamentaux, dont celui de ne pas être soumis à la torture », a indiqué Claudette Cardinal.

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