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Dion s'en remet à son caucus

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La survie du gouvernement Harper repose maintenant entre les mains du Parti libéral, le Bloc québécois et le NPD ayant confirmé leur intention de voter contre le discours du Trône.

Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique ont tous deux confirmé leur intention de voter contre le discours du Trône. L'avenir du gouvernement minoritaire conservateur repose donc entre les mains du Parti libéral, qui fera connaître sa position mercredi, après une nuit de réflexion.

Le Bloc québécois avait posé cinq conditions au gouvernement Harper pour appuyer le discours du Trône. Or, le chef Gilles Duceppe juge plusieurs de ses énoncés tout simplement inacceptables.

En ce qui concerne la mission canadienne en Afghanistan, M. Duceppe affirme qu'il n'est pas question de prolonger son mandat jusqu'en 2011, comme le souhaitent les conservateurs.

Sur l'abandon du protocole de Kyoto, le chef bloquiste accuse le gouvernement Harper de « suivre la politique de M. Bush ».

Quant au projet de loi visant à limiter le pouvoir fédéral de dépenser, le chef bloquiste estime qu'il s'agit d'un retour à l'union sociale, qui a été « rejetée par tous les gouvernements québécois ».

Jack Layton: pas de changement, pas d'appui

De son côté, le chef du NPD, Jack Layton, a affirmé que ses troupes ne pouvaient pas appuyer ce discours du Trône parce qu'il ne comprend aucun changement de direction.

M. Layton a notamment cité la mission canadienne en Afghanistan et la lutte contre les changements climatiques. Le chef néo-démocrate a déjà déclaré que son parti était prêt à affronter l'électorat.

Stéphane Dion fait durer le suspense

Contrairement à ce qu'il avait laissé entendre plus tôt dans la journée de mardi, Stéphane Dion a brièvement commenté le discours du Trône après que la gouverneure générale en eut fait la lecture. Le chef libéral ne s'est pas déclaré surpris par le contenu du document, tout en refusant d'indiquer comment ses troupes voteront.

« La priorité des Canadiens est que ce parlement fonctionne, qu'il n'y ait pas une troisième élection en trois ans et demi, a-t-il déclaré. On aura demain [mercredi] un caucus où on évaluera tout cela et, donc, dans mon discours à 3 h, je donnerai la réponse de l'opposition officielle. »

Stéphane Dion a cependant critiqué la position « ambiguë » du gouvernement sur la mission canadienne en Afghanistan. Le chef libéral déplore aussi « une approche faible » en environnement et l'absence de mesures pour les familles à faible revenu.

Au-delà de la position officielle du PLC, il faudra surveiller le nombre de députés qui se présenteront à la Chambre des communes au moment du vote sur le discours du Trône. Les libéraux pourraient en effet théoriquement voter contre, tout en ne se présentant pas en nombre suffisant pour faire tomber le gouvernement.

Pas de vote final avant la semaine prochaine

Le premier vote qui suivra le discours du Trône aura lieu jeudi. Il portera sur un sous-amendement du Bloc québécois, qui n'engagera toutefois pas le gouvernement.

Les votes qui pourraient entraîner la chute du gouvernement auront plutôt lieu au milieu de la semaine prochaine, soit lors d'un vote sur un sous-amendement libéral, mardi, puis sur le discours du Trône en bonne et due forme, jeudi.

Les conservateurs en avance

À quelques heures du très attendu discours du Trône, un nouveau sondage indiquait que les conservateurs creusent quelque peu l'écart qui les sépare des libéraux dans les intentions de vote. Selon sondage réalisé par la firme Strategic Counsel pour le compte du Globe and Mail et du réseau CTV, le parti de Stephen Harper aurait obtenu 34 % des suffrages si un vote avait eu lieu entre le 11 et le 14 octobre, contre 29 % pour les libéraux.

Le mois dernier, la même maison de sondage avait placé les deux partis à égalité avec 33 % des intentions de vote. Il est normalement reconnu qu'un gouvernement doit obtenir au moins 40 % de suffrages pour être majoritaire.

Le sondage accorde en outre 15 % des votes au Nouveau Parti démocratique (NPD) et 12 % au Parti vert. Au Québec, les bloquistes devancent les conservateurs avec 37 % contre 26 %. En Ontario, les libéraux devancent les conservateurs avec 40 % contre 33 %.

La marge d'erreur du sondage, réalisé auprès de 1000 Canadiens, est de 3,1 % au pays, 6,3 % au Québec et 5 % en Ontario.

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