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Sur la route d'Annapolis

La secrétaire d'État américaine affirme que la conférence de paix convoquée par les États-Unis sera « sérieuse et substantielle ». Selon elle, « le moment est venu de créer un État palestinien ».

La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, soutient que la conférence internationale destinée à remettre sur les rails le processus de paix israélo-palestinien constitue « le plus sérieux effort » en ce sens depuis des années.

Depuis Ramallah, où elle a rencontré le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Mme Rice a affirmé que la conférence, qui se tiendra en novembre à Annapolis, au Maryland, sera « sérieuse et substantielle ».

« Franchement, nous avons mieux à faire que d'inviter les gens à Annapolis pour prendre des photos. [...] Le temps est venu de créer un État palestinien », a déclaré Mme Rice, qui poursuit sa tournée de quatre jours visant à préparer le terrain en vue de ces nouveaux pourparlers.

Dimanche, Mme Rice s'est entretenue avec le premier ministre israélien Ehoud Olmert. Après son passage dans les territoires palestiniens, elle doit se rendre en Égypte puis à Londres, afin de rencontrer le roi Abdallah II de Jordanie.

L'objectif de cette visite est d'établir un terrain d'entente en vue de la conférence. Le « document de novembre », comme l'a appelé Mme Rice, fait l'objet d'importantes tractations depuis une dizaine de jours.

Alors que les Palestiniens insistent pour qu'il fixe un cadre précis et un échéancier en vue de l'accession à l'indépendance, Israël préconise plutôt un texte où ces questions épineuses sont abordées en des termes vagues.

L'établissement des frontières d'un État palestinien, le sort des 4,4 millions de réfugiés palestiniens qui ont fui leur domicile dans la foulée de la guerre israélo-arabe de 1948 et le statut de Jérusalem sont les principales pommes de discorde entre les deux peuples.

La dernière rencontre d'envergure visant à résoudre le conflit israélo-palestinien s'est produite en 2000, lorsque le président américain Bill Clinton a réuni le premier ministre israélien Ehoud Barak et le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat à Camp David. Les pourparlers n'ont toutefois pas abouti.

Quelques semaines plus tard, une visite de celui qui allait devenir le successeur de M. Barak, Ariel Sharon, à l'esplanade des Mosquées - premier lieu saint du judaïsme et troisième lieu saint de l'islam - a mis le feu aux poudres et marqué le départ de ce qui a été appelé la seconde Intifada.

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