•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Combats intenses en RDC

Radio-Canada

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des insurgés ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda s'affrontent à l'arme lourde dans l'est du pays, provoquant le déplacement de milliers de civils.

Les combats se poursuivent en République démocratique du Congo (RDC) où les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des insurgés ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda se poursuivent mercredi.

Plus de 100 combattants, dont 85 insurgés, ont été tués au cours des derniers combats autour de la localité de Karuba, au Nord-Kivu. Il s'agit des plus lourdes pertes pour les insurgés depuis la rupture de la trêve imposée par l'ex-général Nkunda.

La Mission de l'ONU en RDC (MONUC) confirme la progression des FARDC sur le terrain, après deux jours d'intenses combats.

Des combats à l'arme lourde ont repris ce week-end dans le territoire de Masisi, autour de Karuba et de Mweso à 70 km au nord-ouest de Goma, et dans le territoire voisin de Rutshuru.

Un ex-général décidé à combattre

L'ex-général Laurent Nkunda, un officier dissident d'origine tutsie, a annoncé lundi la rupture de la trêve instaurée le 6 septembre sous forte pression de la MONUC, affirmant qu'il allait lancer une « offensive active » contre les FARDC en ouvrant un nouveau front partout où il estime que ses troupes sont attaquées.

Laurent Nkunda accuse les FARDC de combattre aux côtés de rebelles hutus rwandais (Interahamwe) stationnés depuis 13 ans dans l'est de la RDC. Il les accuse d'avoir activement participé au génocide rwandais de 1994, essentiellement dirigé contre la minorité tutsie. L'état-major des FARDC a jusqu'à présent nié toute connivence avec Interahamwe.

Officier de l'ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie soutenue par le Rwanda pendant la dernière guerre en RDC de 1998-2003, Laurent Nkunda, a refusé d'intégrer l'armée régulière après la guerre.

Il a été déchu de son grade de général en septembre 2005 et est visé par un mandat d'arrêt pour des crimes de guerre commis par ses hommes en juin 2004 lors de la brève prise de la ville de Bukavu (Sud-Kivu). Il avait affirmé intervenir « pour sauver ses frères Tutsis » qu'il disait menacés par le régime de Kinshasa.

Situation humanitaire difficile

Depuis la fin d'août, des milliers de civils ont fui leurs foyers et s'entassent dans des camps de réfugiés, essentiellement dans la zone de Mugunga, à 15 km au nord-ouest de Goma.

Les autorités onusiennes ont recensé 371 000 de déplacés internes au Nord-Kivu depuis décembre 2006, a déclaré Louis Vigneault, du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies.

Selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), la situation de milliers de civils forcés de fuir les combats n'est pas rose. La majorité qui s'entasse dans cinq camps de réfugiés est victime de menaces et de pillages, et des enfants sont recrutés de force pour les combats.

Les ONG nationales et internationales peinent à répondre aux besoins à cause du flux continu de déplacés et l'inaccessibilité de certaines zones.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.