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Le cheval de bataille de l'économie

Radio-Canada

Mario Dumont et Jean Charest préparent le terrain pour la rentrée parlementaire en se critiquant mutuellement sur leur aptitude à bien gérer l'économie de la province.

Mario Dumont et Jean Charest ont préparé le terrain pour la rentrée parlementaire, mardi, en mettant en doute tour à tour la capacité de l'autre à gérer l'économie québécoise.

D'abord, Mario Dumont a dressé un tableau sombre de l'économie québécoise. Il estime que les chiffres sont trompeurs, notamment ceux du chômage. Même s'il est à son plus bas, beaucoup d'emplois à temps partiel ont été créés et le niveau de vie des Québécois demeure inférieur à celui des autres Canadiens, a affirmé le chef de l'ADQ lors d'un point de presse en marge du caucus de son parti.

Une récession pourrait engendrer une situation catastrophique pour le Québec, a-t-il ajouté, car le gouvernement n'a aucune marge de manoeuvre financière. Mario Dumont a également déploré le manque de compétitivité du Québec dans plusieurs industries.

Ce constat résulte en partie de mauvaises politiques du gouvernement libéral, juge Mario Dumont, qui a dénoncé au passage l'inefficacité des plans de relance de l'industrie forestière proposés par Jean Charest.

Il estime aussi que le Québec souffre de l'absence d'une stratégie manufacturière et demande à Jean Charest d'agir en ce sens. « Il faut une stratégie qui va agir sur la diversification des exportations et sur la productivité des entreprises, en facilitant leurs investissements », a-t-il dit, avant de conclure que « les libéraux, au plan de l'économie, ce n'est pas fort ».

Mario Dumont en a aussi profité pour critiquer la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il juge que l'institution financière aurait dû empêcher les prises de contrôle étrangères de « fleurons de l'économie québécoise » comme Bell et Alcan.

« Jamais je n'ai vu la Caisse de dépôt aussi absente », a dit le chef de l'ADQ, reprochant aux gestionnaires de la Caisse d'être demeurés les bras croisés pendant que se tramaient en coulisse les transferts de propriété de ces entreprises. Quant au gouvernement Charest, il s'est contenté de regarder la parade « en culottes courtes », a imagé le chef de l'ADQ.

« Mario Dumont est 20 ans en retard »

Jean Charest n'a pas tardé à répliquer. En point de presse quelques instants plus tard, il a affirmé que Mario Dumont était en train de jouer avec les économies des retraités du Québec.

La Caisse de dépôt et placement a un mandat équilibré, a expliqué le premier ministre, et il n'a pas l'intention de lui redemander d'intervenir à nouveau dans ce genre de situation. Il a rappelé les résultats désastreux sur les avoirs des Québécois de la gestion faite sous le gouvernement péquiste.

Ce que Mario Dumont propose, c'est de jouer au « Monopoly » avec l'argent des retraités, a-t-il dit, avant d'ajouter que son adversaire adéquiste était « 20 ans en retard » sur l'économie avec ses propositions.

Tout comme l'ADQ, le gouvernement Charest entend mettre l'économie à l'avant-plan de la prochaine session parlementaire. Le développement de l'emploi sera au coeur de la stratégie libérale, a dit Jean Charest, qui estime que l'économie du Québec va bien malgré un prix du baril de pétrole élevé et un dollar fort.

La rentrée parlementaire aura lieu le 16 octobre.

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