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Face à face

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La CSN et les travailleurs de l'industrie forestière invitent des représentants de Greenpeace à participer à un forum provincial sur l'exploitation forestière.

Un forum sur l'exploitation forestière, organisé par la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et les travailleurs de l'industrie forestière, réunit environ 140 délégués mardi à Alma. Des universitaires, des représentants de l'industrie et du gouvernement participent aux échanges. Greenpeace a également été invité à exposer sa position, pour faire suite à la publication de son litigieux rapport au sujet de la forêt boréale.

La représentante de Greenpeace, Mélissa Filion, a été poliment, mais froidement accueillie, par les travailleurs syndiqués. C'est donc en terrain plutôt hostile qu'elle a prononcé son discours. Essentiellement, la représentante a réclamé des changements dans les pratiques forestières et un élargissement des aires protégées en forêt.

Mme Fillon a toutefois insisté sur le fait que la campagne ne vise aucunement les travailleurs, mais bien les gouvernements et l'industrie forestière, qu'elle a d'ailleurs accusés de piller les forêts. Elle leur a également fait grief pour, dit-elle, faire porter l'odieux de la crise forestière sur l'organisation qu'elle représente.

« Ça fait deux mois que Greenpeace a publié le rapport Destruction en chaîne. Juste deux mois, puis tout à coup, c'est de la faute à Greenpeace. La surexploitation, c'est de la faute à Greenpeace. Le pillage, c'est de la faute à Greenpeace. La hausse du dollar canadien, c'est quasiment de la faute à Greenpeace. La désinformation, c'est de la faute à Greenpeace, mais pendant qu'on dit ça, ça profite à qui ? Aux travailleurs ou aux industriels ? Aux forêts ou aux compagnies ? » , a-t-elle souligné.

S'ils n'ont pas applaudi l'allocution de Mme Fillion, en revanche, les travailleurs ont chaleureusement acclamé un de leurs membres, Rénald Lapointe, du syndicat de la papeterie d'Alma, qui a dénoncé la campagne de boycottage menée par Greenpeace.

« On n'est pas des défenseurs d'Abitibi-Consol. On veut qu'Abitibi-Consol, Bowater, Kruger et SFK Pâte exploitent la forêt correctement, mais pas en incitant les clients au boycott. C'est ma job ! C'est là qu'on ne peut pas être d'accord avec vous », s'est-il exclamé.

Par ailleurs, les professeurs de l'Université Laval, Luc Bouthillier et Louis Bélanger, deux spécialistes de la forêt, sont également intervenus. Dans l'ensemble, ces derniers ont appuyé les propos de Greenpeace.

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