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En quête de financement

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Mission Bon Accueil, la Maison du Père et la Mission Old Brewery, qui accueillent des sans-abri, pressent Québec de hausser ses subventions et menacent de fermer des lits si une aide efficace ne leur est pas fournie.

La situation des grands refuges de Montréal est de plus en plus déplorable. La Mission Bon Accueil, la Maison du Père ainsi que la Mission Old Brewery se débattent avec de sérieux problèmes financiers.

Les trois organismes ont donc décidé de faire cause commune pour réclamer de Québec des subventions aussi généreuses que celles consenties par les gouvernements des autres provinces à des organismes d'aide aux itinérants.

La déception est telle que les représentants des trois refuges ont claqué la porte d'une table de concertation, jugeant que leurs demandes demeuraient sans réponse depuis longtemps.

« On nous tape sur le dos et on nous dit "beau travail, beau travail", mais on nous donne pas d'argent », constate Isabelle Depelteau, directrice des communications à la Mission Bon Accueil.

Aide insuffisante

Cet organisme, autant que la Maison du Père, ne reçoit que 1,88 $ par lit et par jour du gouvernement du Québec.

« Ça, ça couvre les produits d'hygiène personnelle, quand ils [les sans-abri] arrivent, ensuite on leur donne un souper, un déjeuner, la literie, et tout ça pour 1,88 $ », fait-elle remarquer.

Les trois organismes demandent à Québec de porter sa contribution quotidienne à 24 $ par lit. Ailleurs au Canada, l'aide gouvernementale varie entre 50 et 80 $.

Cette situation ne convainc pas pour autant Normand Lauzo, directeur de la gestion des réseaux à l'Agence de santé et des services sociaux de Montréal. Il trouve même utopique la demande des trois organismes.

« [...] Il y a au moins 70 organismes qui interviennent auprès des clientèles itinérantes et tous ces organismes ont des besoins budgétaires importants », explique-t-il.

Pour sa part, Sylvio Michaud, directeur associé de la Maison du Père, ne comprend pas pourquoi le gouvernement n'investit pas assez dans la prise en charge des sans-abri, d'autant plus que le phénomène de l'itinérance prend de l'ampleur dans la province.

« Peut-être que parce que ce sont des sans-abri, parce que ce sont des gens de la rue, parce que ce ne sont pas des électeurs. Je ne sais pas pourquoi on n'y pense pas », se demande-t-il.

Durcissement de ton

Tout en réaffirmant leur volonté de poursuivre leurs revendications, les trois refuges de Montréal menacent de fermer des lits, si le gouvernement provincial continue à faire la sourde oreille. Ils demandent une rencontre d'urgence avec le directeur de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, David Levine.

En attendant une hypothétique rencontre, ils affirment qu'ils refuseront de négocier tant qu'une solution concrète à leur problème de financement n'est pas sur la table.

Selon la Maison du Père, il y a 20 000 itinérants à Montréal, dont la moitié ont moins de 35 ans.

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