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Jones avoue et se retire

Radio-Canada

L'athlète américaine Marion Jones reconnaît avoir menti aux autorités et annonce sa retraite de la compétition. Par ailleurs, des pressions s'exercent pour qu'elle perde ses médailles gagnées aux JO de Sydney.

La chasse au dopage a fait une autre victime repentante.

La sprinteuse Marion Jones a plaidé coupable pour mensonge à des agents fédéraux, vendredi, devant un tribunal new-yorkais.

Jones a admis s'être dopée et avoir menti à ce sujet en 2003. Elle a expliqué que son entraîneur à l'époque, Trevor Graham, lui avait dit qu'il lui donnait de l'huile de lin, quand il s'agissait en fait de stéroïdes.

« En novembre 2003, j'ai compris qu'il me donnait des produits pour améliorer mes performances », a expliqué Jones au juge.

L'Américaine risque maintenant une peine maximale de cinq ans, de même qu'une amende de 250 000 $. Elle sera fixée sur son sort le 11 janvier prochain.

En conférence de presse après ses aveux, Jones a annoncé qu'elle se retirait de la compétition. « Je quitte l'athlétisme que j'ai adoré profondément.« »

Jones s'est aussi adressée à ses partisans. « C'est avec une grande honte que devant vous je peux vous dire que j'ai trahi votre confiance », a déclaré la championne déchue, avant de se livrer à un vibrant mea-culpa.

« J'ai admis être coupable de deux fausses déclarations à des agents fédéraux. C'était d'une bêtise incroyable de faire cela. Et je suis pleinement responsable de mes actions. Personne d'autre que moi n'est à blâmer pour ce que j'ai fait. »

Des voix se lèvent

Outre les sanctions criminelles dont elle pourrait écoper, Jones pourrait aussi être dépouillée de ses titres olympiques.

Trois fois médaillée d'or aux Jeux olympiques de Sydney, Jones doit rendre ses médailles, selon le président du comité olympique australien (CONA) John Coates. Le comité olympique américain a aussi fait cette demande.

Jones, qui avait aussi gagné deux médailles de bronze en Australie, a reconnu jeudi s'être dopée dans une lettre envoyée à des amis et révélée par le Washington Post.

« J'espère que les médailles lui seront retirées », a déclaré Coates. Si ces informations sont exactes et si elle reconnaît effectivement avoir fait usage de stéroïdes lors des Jeux de Sydney, alors c'est une bonne chose ».

Ironiquement, sa médaille d'or du 100 m à Sydney pourrait être attribuée à la Grecque Katerina Thanou. Elle s'est retrouvée au centre du scandale de dopage des Jeux d'Athènes pour avoir orchestré un « faux » accident de moto afin d'éviter un contrôle antidopage.

Jones a admis avoir pris des stéroïdes (de la THG) pendant deux ans avant les Jeux de Sydney, sur recommandation de son entraîneur de l'époque Trevor Graham. Depuis 2003, Jones a été au coeur de quelques affaires de dopage, mais en l'absence de contrôles positifs, elle n'a jamais été sanctionnée.