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Installations démantelées d'ici 3 mois

Radio-Canada

La Chine confirme que la Corée du Nord accepte de démanteler son réacteur de Yongbyon d'ici le 31 décembre. En échange, Pyongyang recevra 1 million de tonnes de mazout lourd.

Pendant que les deux Corées poursuivent leurs pourparlers visant à apaiser les tensions entre leurs deux pays, la Chine a confirmé mercredi que la Corée du Nord démantèlera son réacteur de Yongbyon d'ici le 31 décembre.

Pékin a fait savoir que les six pays participant aux discussions - Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Japon, États-Unis, Russie - ont signé l'accord conclu dimanche à ce sujet.

Outre le démantèlement des trois principales installations de Yongbyon, l'entente prévoit que:

  • Washington enverra un groupe d'experts en Corée du Nord d'ici deux semaines pour préparer le démantèlement;
  • Pyongyang dévoilera une liste complète et exacte de ses installations nucléaires d'ici le 31 décembre;
  • Washington et Pyongyang réaffirment leur engagement à améliorer leurs relations et à progresser vers l'établissement de relations diplomatiques;
  • Pyongyang recevra 1 million de tonnes de mazout lourd;
  • Washington considérera la possibilité de retirer la Corée du Nord de la liste des États qui soutiennent le terrorisme en fonction des progrès accomplis sur le terrain.

Le réacteur de Yongbyon a été fermé en juillet lors d'une première phase du processus de désarmement. Le démantèlement des installations, qui doit empêcher tout redémarrage soudain, constitue une seconde phase.

La Corée du Nord, dernier régime stalinien de la planète, a fait exploser sa première bombe atomique le 9 octobre 2006, s'attirant les foudres de la communauté internationale.

Depuis quelques années, la dictature nord-coréenne joue au chat et à la souris avec la communauté internationale au sujet de ses capacités nucléaires. Elle a souvent conclu des accords de démilitarisation en échange d'une aide extérieure, pour finalement les renier et recommencer à zéro.

Rencontre au sommet à Pyongyang

Les deux Corées ont poursuivi mercredi les discussions entamées la veille à Pyongyang, lors de la deuxième rencontre au sommet entre les deux pays depuis la fin de la guerre de Corée.

Peu d'informations ont filtré jusqu'ici au sujet des discussions, que le président sud-coréen Roh Moo-hyun a estimées « candides et franches ». M. Roh s'est dit satisfait de la tournure des événements, tout en admettant que les deux pays devaient apprendre à développer un lien de confiance.

Le président sud-coréen a indiqué que Kim Jong-il avait fait savoir qu'il souhaitait que le développement industriel de la ville de Kaesong se fasse plus rapidement. Située à 7 kilomètres au nord de la frontière entre les deux pays, Kaseong est une zone commerciale au statut spécial dans laquelle des firmes sud-coréennes sont autorisées à investir et à embaucher des Nord-Coréens.

Mercredi après-midi, le président nord-coréen Kim Jong-il a invité son homologue sud-coréen à poursuivre les discussions jusqu'à vendredi, soit une journée de plus que prévu. Quelques heures plus tard, un porte-parole du président Roh a affirmé qu'il avait été décidé de suivre l'horaire initialement prévu.

Kim Jong-il est apparu plus détendu en accueillant Roh Moo-hyun mercredi. Il a semblé apprécier la collection de DVD sud-coréens que lui a remis son homologue sud-coréen. Ces DVD sont interdits à la population nord-coréenne.

La veille, le dictateur avait semblé plus crispé sur les images retransmises depuis Pyongyang. Aucun journaliste n'est présent dans la capitale nord-coréenne. Tous ceux qui couvrent l'événement le font depuis Séoul.

La Corée du Nord et la Corée du Sud demeurent techniquement en guerre, aucun traité de paix n'ayant été formellement signé après l'armistice de 1953.