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Radio-Canada

Elle est la cinquième planète du système et de loin la plus grosse. Elle est si imposante qu'elle pourrait contenir les sept autres planètes du système.

Son orbite, qu'elle parcourt en 11,86 ans, est comprise entre 741 millions et 816 millions de kilomètres du Soleil.

Elle est une géante gazeuse (comme Saturne, Uranus et Neptune). Ces planètes sont dites gazeuses en raison de l'épaisse atmosphère qui entoure leur noyau de dimension relativement faible.

Jupiter n'a pas de surface solide. Elle est constituée en majorité d'hydrogène (88 %) et d'hélium.

Sa température varie entre -150°C en surface et environ 30 000 °C près du noyau.

Jupiter effectue un tour sur elle-même en seulement 9 heures et 50 minutes. La structure qui semble être sa surface est donc balayée par des vents de 46 000 km/h.

La grande tache rouge visible à sa surface est la plus grosse tempête du système. Elle mesure plus de 40 000 km de large.

Elle émet plus de rayonnements qu'elle n'en reçoit du Soleil. La raison est inconnue pour le moment, puisque la planète n'est pas assez massive pour provoquer des réactions nucléaires comme une étoile.

Jupiter possède plusieurs anneaux. Ils sont composés de particules de poussières continuellement arrachées aux quatre lunes les plus proches de la planète lors de micro-impacts météoriques.

Les lunes de Jupiter

Jupiter est la planète qui a le plus de satellites naturels du système. Parmi les 63 lunes qu'elle compte, quatre ont une taille comparable à celle des planètes telluriques: Io, Europe, Ganymède et Callisto.

Les 59 autres satellites sont beaucoup plus petits et tous irréguliers. Une douzaine possèdent une taille significative (plus de 10 km de diamètre), 25 ont entre 3 et 10 km de diamètre et 22 entre 1 et 2 km de diamètre.

En 1610, Galilée observe les premiers objets en orbite autour d'une autre planète que la Terre en découvrant les quatre plus gros satellites de Jupiter.

Ganymède, la plus grosse lune de Jupiter, est de la taille de Mercure. Sa surface de glace solide recouvre un océan d'eau et de glace de 900 km de profondeur.

Callisto, pour sa part, est criblée de cratères vestiges de la formation du système.

Io, troisième lune de Jupiter en importance, est couverte de volcans.

La plus petite, Europe, est souvent comparée à une boule de billard égratignée.

Exploration jovienne

Les premières sondes à nous faire parvenir des informations à partir de Jupiter ont été Pioneer 10 et 11. En 1973, elles envoient des clichés de l'atmosphère de Jupiter et de plusieurs de ses lunes.

Elles décrivent également pour la première fois l'ampleur des champs magnétiques qui entourent la planète.

De plus, les sondes permettent de mieux estimer la masse du système de Jupiter, le diamètre de la planète et son aplatissement aux pôles.

À la fin des années 70, les sondes Voyager 1 et 2 prennent pas moins de 33 000 photographies de la planète et de ses principaux satellites.

Elles permettent de découvrir les anneaux de Jupiter, prennent les premières images détaillées de son atmosphère et confirment que la grande tache rouge est d'origine anticyclonique. Ses satellites sont également mieux connus: des volcans très actifs sont découverts sur Io. Sur certaines images, il est même possible d'apercevoir un filet montant à 300 km de hauteur.

Europe surprend aussi. Sa surface relativement jeune laisse entrevoir un réseau de stries. L'hypothèse avancée serait l'existence d'un océan souterrain présent sous une croûte cassante de glace d'une vingtaine de kilomètres d'épaisseur.

En 1992, la sonde Ulysses recueille quelques informations sur la magnétosphère de Jupiter.

En 2000, la sonde Cassini, en route pour Saturne, survole Jupiter et prend des images en haute résolution de la planète.

Début 2007, la sonde américaine New Horizons, en route vers Pluton, survole Jupiter pour une manoeuvre d'assistance gravitationnelle. Ses caméras saisissent des dégagements de plasma par les volcans de Io et détaillent des lunes dites galiléennes (les quatre plus grosses découvertes par Galilé).

La sonde Galileo de la NASA arrive dans le voisinage de Jupiter en 1995 après un voyage de 6 ans. Elle orbite 35 fois autour de Jupiter et prend 14 000 images. Elle révélerait la présence d'un océan d'eau sous la surface gelée d'Europe.

Une sonde est lâchée en décembre 1995 par Galileo à l'intérieur de l'atmosphère de Jupiter pour en étudier la composition. Elle collecte des données pendant 57 minutes avant d'être écrasée par la pression (22 fois la pression habituelle sur Terre). Pour sa part, Galileo termine sa course dans l'atmosphère d'Europe en 2003.

La prochaine mission vers Jupiter sera celle de la sonde Juno de la NASA. Elle doit quitter la Terre en direction de Jupiter afin d'étudier son champ de gravité, son champ magnétique ainsi que sa magnétosphère polaire.