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Pas de place pour deux projets

Radio-Canada

Gaz Métro, instigateur du projet de terminal méthanier Rabaska, à Lévis, qui attend toujours le feu vert de Québec, estime qu'il n'y a de la place que pour un seul projet à court terme dans la province.

Pendant qu'on attend toujours la décision de Québec d'autoriser la construction de deux ports méthaniers dans la province, un des principaux acteurs en jeu a fait part de son opinion.

Gaz Métro, un des trois partenaires du projet de terminal méthanier Rabaska, à Lévis, soutient qu'il n'y a de la place que pour un seul projet à court terme au Québec.

C'est ce qu'a déclaré la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu, lors d'une allocution devant les manufacturiers et exportateurs du Québec, à Montréal.

Selon Mme Brochu, il y a trois facteurs qui expliquent que deux ports méthaniers ne pourraient survivre à court terme. Premièrement, elle dit que le marché international ne pourra pas approvisionner les deux terminaux. Deuxièmement, elle indique que les marchés du Québec et de l'Ontario sont trop petits. Finalement, il faudrait doubler les capacités de transport du gaz naturel entre Québec et Montréal, ce qui coûterait 1 milliard de dollars.

Rappelons que le projet Rabaska n'a toujours pas reçu l'aval du gouvernement Charest. L'autre projet de port méthanier, celui de Gros-Cacouna, dont Petro-Canada et Trans-Canada sont les promoteurs, a reçu l'approbation gouvernementale le 27 juin dernier. Mais les promoteurs de Gros-Cacouna ont indiqué cette semaine qu'ils retardaient le projet de deux ans en raison de la forte augmentation des coûts de construction et parce qu'ils ne se sont toujours pas entendus avec Gazprom, le principal fournisseur de gaz naturel au monde.

Rassurer les groupes écologistes

Mme Brochu a par ailleurs tenté de rassurer les opposants au projet de son entreprise. Selon elle, le projet Rabaska entraînera des réductions de 400 000 tonnes par an des gaz à effet de serre au Québec. Cette situation serait possible, dit-elle, en favorisant une transition de la consommation de mazout vers celle du gaz puisque le mazout pollue environ 40 % de plus que le gaz.

À l'heure actuelle, le gaz naturel coûte de 15 % à 20 % plus cher que le mazout, ce qui fait que Gaz Métro perd des clients au profit des fournisseurs de mazout. Mme Brochu soutient qu'un terminal méthanier ferait baisser le prix du gaz naturel d'au moins 5 %, ce qui lui permettrait, selon elle, de récupérer une partie de cette clientèle.

Le gouvernement Charest abonde dans le même sens. Il a annoncé cette semaine qu'il travaillait sur un programme « vert » qui annulerait l'impact environnemental des ports méthaniers de Lévis et de Cacouna.

Ce programme de 25 millions de dollars viserait à inciter les entreprises à délaisser volontairement le mazout pour le gaz naturel, ce qui permettrait de diminuer de 500 000 tonnes par an les émissions de GES, ce qui compenserait les 280 000 tonnes que produiraient les deux terminaux méthaniers.

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