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Intégrer les compétences

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La question de la reconnaissance des aptitudes professionnelles des immigrants est abordée tant aux audiences de Saint-Jérôme qu'à Québec, devant la commission parlementaire sur la planification de l'immigration.

Bien plus que l'intégration, c'est l'encadrement et l'accompagnement des immigrants qui a été au coeur des mémoires et des présentations à la commission Bouchard-Taylor, mardi, à Saint-Jérôme, dans les Laurentides.

Un mémoire présenté par Line Chaloux, de l'organisme Le Coffret, oeuvrant auprès des immigrants en région, a souligné plusieurs incohérences dans les politiques québécoises d'intégration.

Elle a donné l'exemple de l'abolition du programme de jumelage d'immigrants avec des familles québécoises. Elle a aussi déploré que les ordres professionnels et les institutions d'enseignement ne reconnaissent pas les compétences et la formation de nombre d'immigrants, alors qu'ils pourraient justement combler les besoins en main-d'oeuvre.

Un problème soulevé également par un mémoire de l'organisme Accès Accueil action Basses-Laurentides, dont le but est d'encourager l'arrivée d'immigrants dans cette région à 92 % francophone. Selon un de ses représentants, Claude Girard, le manque d'ouverture face à la main-d'oeuvre immigrante est un problème auquel se bute l'organisme.

Line Chaloux a aussi suggéré de doter le Québec d'une constitution énonçant ses valeurs, une idée véhiculée par l'Action démocratique du Québec lors de la dernière campagne électorale. « Quand on a à travailler avec des gens qui ont une problématique d'intégration, c'est parce qu'il y a une incompréhension des valeurs que nous portons et qui, à notre sens, sont immuables », a-t-elle dit.

Une idée appuyée par des membres de la Société nationale des Québécois (SNQ) des Laurentides, selon qui un accommodement ne doit pas être un facteur d'isolement. « Un accommodement, ça devrait être une façon d'aider les gens à participer à leur devoir civique. Un accommodement, ça ne doit jamais permettre à un groupe de se retirer de l'ensemble québécois », a déclaré Réjean Arsenault, de la SNQ.

Après Saint-Jérôme, les présidents de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement liées aux différences culturelles, Gérard Bouchard et Charles Taylor, entendront cette semaine les citoyens de Joliette, dans Lanaudière.

Victor Goldbloom ajoute sa voix

La question de la reconnaissance des compétences a aussi été abordée mardi devant la commission parlementaire qui étudie la planification de l'immigration au Québec. Le président du Congrès juif canadien, l'ancien ministre libéral Victor Goldbloom, a présenté deux cas où les exigences pouvaient être mises en doute.

Le premier est un architecte comptant 20 ans d'expérience dans son pays, à qui l'Ordre des architectes du Québec a demandé quatre années d'études supplémentaires. L'autre est un chirurgien orthopédiste ayant remplacé 1000 hanches dans son pays d'origine, mais qui a été obligé d'étudier deux ans de plus à son arrivée au Québec.

« Il y a eu un peu de progrès dans ce dossier, et ce progrès a été surtout une meilleure information sur les exigences. Je trouve que nous sommes sévères, indûment sévères en cela », a déclaré le président du Congrès juif.

Victor Goldbloom ne s'oppose pas à un examen de contrôle des compétences, mais déplore que les immigrants n'aient souvent aucun endroit pour suivre une formation additionnelle. Il croit que le mentorat, c'est-à-dire la supervision des professionnels par un pair dans leur milieu de travail, serait une bonne solution au problème.

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