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Pound parle de Jeanson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les aveux de Geneviève Jeanson trouvent écho jusqu'à l'Agence mondiale antidopage, qui se réunissait dimanche à Montréal. Dick Pound refuse de condamner la cycliste sans inclure son entourage.

La semaine a été très éprouvante pour le cyclisme et le monde du sport en général...

Après la confirmation du dopage de Floyd Landis au Tour de France 2006, les aveux-chocs de Geneviève Jeanson à l'émission Enquêtes ont aussi trouvé écho jusqu'à l'Agence mondiale antidopage.

De passage à Montréal pour une réunion de l'AMA, le président de l'organisme Dick Pound a refusé de condamner Geneviève Jeanson sans aussi inclure son entourage.

« Je crois que c'est important qu'elle ait enfin admis sa culpabilité. La tristesse, c'est qu'elle a admis que ç'a commencé à l'âge de 16 ans. [...] Ce n'est pas une athlète âgée de 16 ans qui peut payer, trouver et administrer ces substances. »

Justement, comment encadrer de jeunes athlètes vulnérables et les protéger contre un entourage malveillant? Le Code mondial antidopage prévoit des sanctions, mais l'AMA n'a pas le pouvoir d'encadrer les athlètes.

« On est limité à la prise d'échantillons. Et à ce jour, c'est 99 % des sanctions contre les athlètes, qui ne sont pas toujours les plus coupables. »

Pound attend la deuxième partie du reportage d'Enquêtes jeudi prochain. Selon lui, des révélations sur l'entourage de Jeanson pourraient mener à des poursuites de la part des fédérations ou des commanditaires.

« Pour elle, c'est bien d'avoir admis tout ça. Pour le sport, c'est une autre indication que, franchement, y a une culture de dopage dans le cyclisme. »

Un sommet attendu

Pound a toujours eu des relations tendues avec l'Union cycliste internationale. Il espère que l'UCI et son organisation sauront accorder leurs flûtes rapidement.

D'ici là, dans un mois, le cyclisme tiendra un sommet mondial sur le dopage à Paris. Si Pound reste optimiste, il tient à ce que les choses bougent.

Dans le cas contraire, comme l'Agence mondiale antidopage n'a pas pouvoir de sanction, il souhaite que le Comité international olympique s'en mêle.

« Si ça continue... Le Comité international olympique, peut-être, doit prendre ses responsabilités. » Et par « responsabilité », il parle ici d'exclusion du cyclisme des Jeux olympiques...

En novembre, les pays membres vont adopter le nouveau Code mondial antidopage, qui prévoit quatre ans de suspension pour une première offense. Ils vont aussi adopter la liste des nouveaux produits interdits, dont certaines molécules qui ne sont pas des stéroïdes, mais qui en ont les propriétés.

C'est la preuve que la science du dopage a encore une petite longueur d'avance.

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