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Les bonzes manifestent toujours

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des milliers de moines bouddhistes continuent de manifester contre la junte militaire, notamment à Mandalay et à Rangoon où ils ont reçu l'appui de la dissidente et prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi.

Pour une cinquième journée consécutive, des milliers de moines bouddhistes ont manifesté samedi contre la junte militaire au pouvoir au Myanmar.

La contestation de bonzes a commencé après que les autorités eurent augmenté de 500 % les prix du carburant, étranglant du jour au lendemain les moyens économiques de la population.

L'opposante birmane, Aung San Suu Kyi, assignée à résidence depuis 2003, est sortie brièvement de sa maison à Rangoon pour saluer le millier de moines contestataires qui étaient suivis par un nombre aussi nombreux de partisans.

Des gardes armés bloquent habituellement l'avenue au bord du lac Inya où se trouve la résidence de Mme Suu Kyi. Mais peu avant l'arrivée des manifestants, une vingtaine de policiers ont levé les barrières de sécurité qu'ils ont immédiatement remises en place après le départ des moines.

Selon des témoins, Aung San Suu Kyi, 62 ans, est sortie, en compagnie de deux femmes, et s'est mise à pleurer en saluant respectueusement les moines parmi lesquels certains ont également éclaté en sanglots.

Mme Suu Kyi est sortie de sa résidence pour la dernière fois en novembre 2006 quand la junte l'avait alors autorisée à rencontrer pendant une heure un envoyé spécial de l'ONU, Ibrahim Gambari.

Un analyste birman exilé en Thaïlande, Aung Thu Nyein, a qualifié la brève rencontre entre les moines et Mme Suu Kyi « d'événement marquant ». Il a estimé que le régime, extrêmement prudent ces derniers jours, cherchait à tout prix à éviter l'escalade.

Avec un nombre estimé à près de 500 000 dans tout le Myanmar, les moines bouddhistes, réputés non violents, sont très respectés par la population. Ils apportent une caution morale de poids au mouvement entamé en août par les opposants politiques à la junte militaire.

Un groupe clandestin s'appelant l'Alliance de tous les moines bouddhistes et qui est à l'origine de l'appel à manifester, a demandé à la population d'organiser des veillées de dimanche à mardi en sortant de chez eux et en priant pendant 15 minutes, de 20 h à 20 h 15.

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