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La tension monte d'un cran

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, c'est au tour du premier ministre, François Fillon, de faire des déclarations qualifiées de « provocatrices » par Téhéran.

Le premier ministre français, François Fillon, a déclaré, lundi, que la tension avec l'Iran était « à son extrême » en raison de la crise sur le dossier nucléaire. « Les Iraniens doivent comprendre que la tension est à son extrême et en particulier dans la région, dans la relation entre l'Iran et ses voisins, dans la relation avec Israël », a-t-il dit.

Ces propos du premier ministre français n'auront rien fait pour apaiser les tensions entre l'Iran et la France, au lendemain des déclarations de son ministre des Affaires étrangères.

Dimanche, Bernard Kouchner a affiché une position très ferme envers l'Iran, en déclarant que le monde devait se « préparer au pire », même à l'éventualité d'une « guerre » avec l'Iran. Selon lui, l'ensemble du monde serait en danger si l'Iran possédait l'arme atomique.

Il a alors réclamé des sanctions européennes, en dehors de celles de l'ONU, et a appelé malgré tout à la négociation pour éviter que Téhéran ne se dote de l'arme atomique. Il a demandé à certaines grandes entreprises, comme Total et Gaz de France, de ne pas investir en Iran.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne Mohammad Ali Hosseini a vivement réagi aux déclarations françaises. Selon lui, les allusions à la guerre « portent atteinte à la crédibilité de la France ». En agissant ainsi, la France aligne sa politique sur celle des États-Unis, selon Mohammad Ali Hosseini.

ElBaradei réagit

Lundi, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a déclaré qu'il était un peu tôt pour parler d'un coup de force contre l'Iran, affirmant que les « autres options » n'étaient pas épuisées.

« Je crois que ce que nous devons faire, c'est encourager l'Iran à travailler avec l'Agence pour clarifier les questions en suspens » sur la nature de son programme nucléaire, a-t-il ajouté.

« D'ici novembre ou décembre, nous serons en mesure de savoir si l'Iran agit de bonne foi et sinon, nous aurons clairement une autre situation », a souligné M. ElBaradei.

M. ElBaradei s'exprimait devant la presse au premier jour de l'assemblée générale des 144 pays membres de l'AIEA à Vienne. Le dossier nucléaire iranien sera au centre de cette conférence.

De leur côté, les États-Unis continuent de miser sur la diplomatie dans ce dossier, mais ajoutent que toutes les options restent ouvertes, y compris le recours à la force. C'est ce qu'a indiqué le secrétaire à la Défense Robert Gates, plus tôt, en marge de la conférence de l'AIEA.

Les six grandes puissances impliquées dans les négociations sur le nucléaire iranien doivent aussi se réunir vendredi à Washington pour étudier un projet de résolution de l'ONU prévoyant de nouvelles sanctions contre Téhéran.

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