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L'inspirant protocole de Montréal

Radio-Canada

Vingt ans après sa signature, les délégués de 190 pays célèbrent le succès de ce protocole qui visait à réparer et à protéger la couche d'ozone.

Le 16 septembre 1987, 24 pays, dont le Canada, signent le protocole de Montréal. Cet accord international visait à éliminer les substances qui détruisent l'ozone, dont les CFC (chlorofluorocarbures) notamment utilisés dans les aérosols et les systèmes de réfrigération. À cette époque, de telles substances étaient fréquemment utilisées par l'industrie.

Deux décennies plus tard, 95 % des substances que l'accord réglemente ont été éliminées complètement. Toutefois, les 5 % restants sont cruciaux pour la reconstitution complète de la couche d'ozone. Reconstitution qui ne serait envisagée que vers la deuxième moitié du siècle, si le protocole de Montréal est entièrement respecté.

Des bienfaits sur la santé

Les experts ont calculé que, sans les décisions prises il y a 20 ans, les quantités atmosphériques de substances qui appauvrissent l'ozone auraient été multipliées par dix en 2050, ce qui aurait entraîné 20 millions de cas supplémentaires de cancer de la peau et 130 millions de cas supplémentaires de cataracte, selon le Programme des Nations unies.

Il est clair aujourd'hui que, comme les substances qui appauvrissent l'ozone sont aussi des gaz effets de serre puissants, le traité a également épargné à la planète et à ses habitants un réchauffement bien plus grave encore. Il est avant tout un symbole, celui de la capacité des pays à oublier leurs différends. 

Achim Steiner, directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement

20 ans plus tard...

À nouveau réunis à Montréal du 12 au 21 septembre pour les célébrations du vingtième anniversaire, les gouvernements doivent donc relever un défi de taille: accroître la contribution du traité à la lutte contre les changements climatiques.

Le protocole de Montréal pourrait alors servir d'exemple au fragile protocole de Kyoto. Les scientifiques ont réalisé que la lutte contre les substances qui nuisent à la couche d'ozone a un effet remarquable dans la lutte contre le réchauffement climatique puisqu'elle implique des gaz à effet de serre très puissants.

Le rôle des pays en développement, et particulièrement celui de la Chine, sera sous haute surveillance. Même si des solutions de remplacement existent, ces pays utilisent les HCFC, des gaz qui ont remplacé les CFC, mais qui continuent à appauvrir la couche d'ozone.

Le protocole de Montréal

Entré en vigueur le 1er janvier 1989, il exigeait des pays signataires de ramener leur production et leur consommation de CFC aux niveaux de 1986 pour le 1er juillet 1989. Le protocole prévoyait ensuite une réduction de 20 % pour 1993 et l'atteinte des niveaux correspondant à 50 % de ceux de 1986 pour 1998.

Les dispositions du protocole ont été considérablement renforcées à l'occasion de quatre assemblées: en 1989 (Helsinki, Finlande), en 1990 (Londres, Angleterre), en 1991 (Nairobi, Kenya) et en 1992 (Copenhague, Danemark). Ces mesures plus sévères exigent une élimination totale des CFC, des halons et d'autres composés destructeurs de la couche d'ozone pour 2000. En 2005, 191 pays ont signé le protocole, contre seulement 24 en 1987.

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