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Un virus soupçonné

Radio-Canada

Un virus identifié pour la première fois en Israël en 2004 serait lié à l'important déclin des colonies de l'insecte observé depuis quelques années.

Des colonies entières d'abeilles disparaissent en Amérique du Nord depuis quelques années, et des scientifiques américains pensent maintenant connaître le coupable.

Selon une équipe de l'Université Columbia, un virus identifié pour la première fois en Israël en 2004 aurait causé le déclin de ces insectes sociaux ou favorisé leur disparition.

Le virus israélien de la paralysie aiguë (IAPV) a été systématiquement retrouvé chez les abeilles issues de ruches dont les populations avaient chuté, victimes de ce que les chercheurs appellent le phénomène d'effondrement des colonies (colony collapse disorder).

Cause ou effet?

Les chercheurs doivent établir si ce virus est la cause des disparitions massives d'abeilles ou si, au contraire, ces disparitions favorisent son apparition.

Les chercheurs savent notamment que l'IAPV est véhiculé par un minuscule acarien, le Varroa destructor.

Entre 50 et 90 %, des ruches commerciales ont été touchées par le phénomène depuis trois ans, selon les estimations.

Certains apiculteurs auraient ainsi perdu environ 45 % de leurs abeilles.

Fait particulier: les apiculteurs ne retrouvent pas leurs abeilles mortes. Les ruches sont presque vidées de leurs ouvrières, laissant les reines pratiquement seules.

Outre la production de miel, le travail de ces insectes est de première importance dans la nature puisqu'ils permettent la pollinisation de nombreuses cultures céréalières, fruitières et maraîchères.

D'autres facteurs pourraient influencer à la baisse le nombre d'abeilles, comme les radiations des téléphones cellulaires ou l'usage de certains insecticides.

Il est aussi possible qu'un dérèglement de leur système d'orientation les empêche de regagner la ruche, ou qu'elles évitent délibérément de retourner dans la ruche pour ne pas la contaminer.