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Un effet surprise sur le climat

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La pluie, le brouillard et la neige retournent certains polluants azotés à la terre, un effet positif à court terme qui surprend les chercheurs. Les effets à long terme de ce phénomène restent méconnus.

Des mesures effectuées par une équipe internationale de chercheurs surprennent la communauté scientifique.

Il est connu que les puits de carbone forestier, c'est-à-dire la quantité de CO2 absorbée par le sol, sont largement déterminés par les activités humaines comme les coupes de bois par exemple. Ces dernières tendent à augmenter les émissions de CO2 dans l'atmosphère.

Or, une étude à laquelle a participé le chercheur Frank Berninger de l'UQAM montre que certaines formes de pollution atmosphérique, par l'émission d'oxydes d'azote et d'ammonium, ont l'effet inverse.

Selon les données recueillies, la pluie, le brouillard et la neige retournent une partie de ces polluants à la terre.

L'analyse de plusieurs sites des forêts boréales d'Amérique du Nord montre en effet que 400 kilogrammes de carbone sont absorbés pour chaque kilogramme d'azote déposé.

Le puits de carbone forestier est ainsi augmenté. Si ces résultats semblent positifs sur une courte période, à long terme, les dépôts d'azote peuvent être nuisibles à l'écosystème forestier.

De plus, les scientifiques ne possèdent pas d'information sur l'effet des dépôts d'azote sur les puits de carbone dans le temps.

Qu'est-ce que le bilan de carbone?

Lorsque les arbres grandissent dans une forêt, ils absorbent du dioxyde de carbone et l'entreposent dans leurs troncs, leurs branches et leurs racines. Une partie du carbone est transférée au sol, où il se transforme en matière organique morte et se décompose lentement, retournant ensuite à l'atmosphère.

Quand les conditions sont favorables, les forêts absorbent le CO2 de l'atmosphère et réduisent l'ampleur des changements climatiques. La quantité de CO2 absorbé est mesurable, même si l'exercice est périlleux puisque très complexe.

Plusieurs facteurs comme le type et l'âge des forêts peuvent influer sur le niveau d'absorption des forêts.

Par exemple, les forêts à croissance rapide absorbent plus de carbone que les forêts à croissance lente, comme les forêts boréales.

Les forêts jeunes de quelques dizaines d'années ont également une plus forte absorption de CO2, alors que les vieilles forêts peuvent être qualifiées de « neutres en carbone ».

En outre, les coupes forestières, particulièrement les coupes à blanc, ainsi que les feux de forêts sont causes d'émissions de CO2 dans l'atmosphère.

L'étude est intitulé The Human Footprint in the Carbon Cycle of Temperate and Boreal Forests et est publié dans la revue Nature.

Qui est Frank Berninger ?

Le chercheur a obtenu son doctorat de l'Université de Helsinki en Finlande et est actuellement titulaire de la chaire de recherche du Canada en productivité forestière. Il a travaillé dans les écosystèmes boréaux en Finlande et tropicaux au Costa Rica.

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