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Moins d'élèves sur les bancs

Radio-Canada

Le ministère de l'Éducation prévoit une diminution de 18 000 élèves au Québec pour la nouvelle année scolaire, qui sera marquée par le retour du bulletin chiffré au primaire et au secondaire.

Des centaines de milliers d'élèves du primaire et du secondaire reprennent le chemin des classes cette semaine, au Québec.

Ils seront toutefois moins nombreux cette année sur les bancs d'école. On estime que 897 000 élèves fréquenteront les écoles publiques québécoises cette année, soit environ 18 000 de moins que l'an dernier.

Cette baisse est observée tant en région qu'à Montréal. Le déclin est toutefois moins prononcé dans la métropole, où l'immigration vient en partie combler la chute du nombre d'élèves attribuée à la dénatalité. En région, l'exode des jeunes s'ajoute à la diminution des naissances au Québec.

La décroissance observée dans les quelque 70 commissions scolaires québécoises sera plus importante au niveau primaire. Elle se fera ensuite sentir au secondaire, où une chute de 21 % de la clientèle est prévue d'ici 2015, après quoi une certaine stabilité devrait être observée.

Cette baisse du nombre d'élèves ne date pas d'hier. Selon André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, les écoles de la province ont perdu quelque 50 000 élèves au cours des 5 dernières années. En calculant le nombre de naissances dans la province, on prévoit que cette tendance s'accentuera, avec une baisse de 85 000 élèves pour les 5 années à venir.

Cette décroissance a évidemment des conséquences au chapitre du financement des écoles. Au Québec, quelque 450 écoles sont fréquentées par moins de 100 élèves.

Les commissions scolaires, particulièrement en région, doivent rivaliser d'imagination pour garder ouvertes des écoles qui ont un nombre insuffisant d'élèves. À cet effet, les commissions scolaires de moins de 12 000 jeunes reçoivent un financement particulier du gouvernement.

Le retour des chiffres

Cette rentrée scolaire est aussi marquée par le retour du bulletin chiffré. Si l'évaluation en pourcentage soulève beaucoup de questions chez le personnel enseignant, la ministre québécoise de l'Éducation, Michelle Courchesne, se fait rassurante.

La ministre admet qu'il y aura une période d'ajustements d'ici le mois d'octobre, mais assure que le gouvernement déploiera tous les efforts requis pour fournir aux enseignants « les outils nécessaires pour pouvoir effectuer cette transition ».

Le Conseil supérieur de l'éducation s'est aussi prononcé la semaine dernière contre le retour des bulletins chiffrés et des moyennes de groupe, en raison des effets psychologiques néfastes qu'ils pourraient entraîner. Devant ces critiques, Mme Courchesne croit qu'il est important de dissocier le dossier des élèves en difficulté de celui du bulletin.

Tout en rappelant que le soutien des élèves en difficulté est une très grande priorité pour son gouvernement, la ministre croit que les enfants qui veulent se dépasser et qui ont besoin de stimulation ne doivent pas être pénalisés. Quant au redoublement, il sera à nouveau permis, mais devra demeurer « une mesure d'exception ».

En outre, Michelle Courchesne estime que le bulletin chiffré était souhaité par la majorité des parents québécois. Elle rappelle que les parents ont un rôle extrêmement important à jouer dans le parcours scolaire de leur enfant. « C'est pourquoi nous maintenons la décision d'avoir un bulletin beaucoup plus simple dans sa compréhension, qui soit fourni avec des pourcentages pour chacune des matières et des moyennes de groupe », a-t-elle précisé.

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