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La SQ va revoir ses procédures

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après que trois policiers infiltrés dans les manifestations du Sommet de Montebello eurent été démasqués, la Sûreté du Québec indique qu'elle va réviser ses procédures.

La Sûreté du Québec a fait le point, vendredi, sur la présence d'agents doubles infiltrés parmi les manifestants au Sommet de Montebello, lundi et mardi.

En conférence de presse à Montréal, l'inspecteur Marcel Savard, de la direction des enquêtes criminelles, a indiqué que la Sûreté du Québec est présentement en train de revoir ses procédures. « C'est un incident qu'on n'aurait pas souhaité », a-t-il indiqué.

Comme la SQ l'avait dit jeudi soir, M. Savard a réitéré que les policiers infiltrés n'avaient pas agi comme agents provocateurs et qu'ils étaient présents dans la foule afin de repérer les manifestants non pacifiques et d'éviter les débordements.

Il a expliqué que les policiers s'étaient retrouvés par inadvertance au sein de la manifestation pacifique, y étant repoussés par un groupe plus extrémiste qui les avait identifiés.

M. Savard a aussi répété que le policier qui avait une pierre dans une main n'avait aucunement l'intention de la lancer. Selon lui, il était important que les policiers puissent bien se fondre dans l'environnement, d'où le fait que l'un d'entre eux tenait un projectile dans sa main.

Mais le Syndicat des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), dont certains membres étaient présents lors de l'incident, soutient que les policiers n'étaient pas là uniquement pour repérer des casseurs et éviter les débordements.

« La SQ nous dit c'était des gens qui étaient là pour assurer la sécurité des manifestants. Écoutez, je n'ai jamais vu des gens qui assurent la sécurité avec des masques sur le visage et des roches dans les mains », a dit Gaétan Ménard, secrétaire-trésorier du syndicat.

Le SCEP, le Nouveau Parti démocratique et le Parti libéral du Canada réclament une enquête publique sur les incidents. Le ministre de la Sécurité publique du Canada, Stockwell Day, a rejeté cette requête, estimant que les plaintes devraient être acheminées à la SQ ou à la GRC.

Le député du Bloc québécois, Serge Ménard, a quant à lui demandé à la GRC de dire si elle a elle aussi recours à des agents doubles.

De son côté, le chef de l'ADQ, Mario Dumont, a demandé des explications au ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques Dupuis. Celui-ci ne s'est pas encore prononcé sur les événements.

Youtube part le bal

L'affaire a éclaté au grand jour après la diffusion d'une vidéo sur le site Youtube. On peut y trois policiers portant des foulards et des masques sur le visage dans la foule de manifestants. L'un d'eux a une pierre dans la main et un organisateur de la manifestation tente de le forcer à la déposer, pendant que des jeunes crient « policier! policier! ».

Dans cette vidéo, l'organisateur syndical tente de démasquer un des agitateurs, et l'on peut apercevoir son visage, soit celui d'un homme dans la quarantaine qui contraste avec l'âge moyen des membres du Black Bloc.

Les trois hommes parlent avec les policiers avant qu'on leur passe les menottes et qu'on les emmène tranquillement plus loin. L'escouade antiémeute fait preuve d'une attitude relativement conciliante à leur égard.

La vidéo a été vue plus de 190 000 fois depuis sa mise en ligne, il y a trois jours.

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